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Décembre 2014 : 3 nouveaux articles sur la fin de notre périple en Chine et toutes les photos correspondantes enfin en ligne !

- Les miroirs de Jiuzhaigou

- Shanghai vs Xitang

- De la montagne Jaune aux rizières du Dos du Dragon et aux Pics de Yangshuo

De nouveaux posts sur la fin du voyage vont continuer à arriver, ne vous inquiétez pas ! A vénir : Hong-Kong, le Népal, l'Inde et l'Afrique du sud.

Les 2 derniers articles publiés :

Dans Thaïlande

Des îles en Thaïlande

Le 27/11/2013

Ko Phi Phi est véritablement une île paradisiaque, et ce même si la ville principale (la seule en fait) située sur l’isthme reliant les 2 parties montagneuses n’est pas forcèment très attirante au premier abord (ni au second d’ailleurs), surtout autour du port où nous accostons. Du coup nous optons pour un hotel sur les hauteurs à l’extérieur, à 15min du centre  à pied, tout à fait correct pour le prix.

C’est malheureusement encore la mousson et les rues sont pleines d’eau, mixée avec les égouts ça donne un truc grisâtre un peu malodorant dans lequel on est ravi de poser son pied en tongue. Mais nous sortons tout de même diner (un pat thai pour changer) et faisons la rencontre de 2 français en vadrouille, dont Laurent qui travaille en Chine (oui oh ça va j’ai oublié le nom du 2ème, j’essayais d’être discret avec ma formulation là) avec qui nous partons pour une soirée de folie sur la plage de l’autre coté de l’isthme, baie de Loh Dalum. Des jongleurs aux batons et boules enflammées, similaires à ceux que nous avions vu en Polynésie (mais sans les costumes), sont présents dans presque chaque bar-boite de la plage. Celles-ci jouent à celle qui mettra le son le plus fort, grosse ambiance et même si la marée montante commence à recouvrir la piste tout le monde reste danser jusque tard.

Le lendemain, mercredi 9 octobre, nous partons à la découverte de l’île et marchons à travers forêts, hotels et bord de mer pour rejoindre la superbe plage de Long Beach (original non ? non mais si, parce que c’est une longue plage, vous voyez ?). Au programme un peu de farniente (aussi appelé « coup-de-soleil »), de combat contre les vagues, et de snorkling infructueux. Ca fait du bien. En fin d’après-midi nous gravissons la petite montagne derrière notre hotel pour nous rendre au point de vue de l’île. Attention il est payant, mais ils sont sympas ils previennent par un petit panneau bien caché en bas des escaliers interminables qu’il faut grimper. On a failli le louper, ça aurait été bien balot d’arriver en haut sans argent (ça m’aurait sans doute mis de mauvaise humeur). Mais bon, c’est pas trop cher et la vue vaut vraiment le coup. On peut même y assister au coucher du soleil, c’est pas la classe ça ? En plus nous on a eu la chance d’y croiser le sosie de T. Lhermitte version Popeye dans les Bronzés qui se fait prendre 20 ou 30 fois en photo torse nu par son pote, fascinant.

Le matin suivant nous passons la matinée sur la plage de la baie de Loh Dalum. Ici on atteint un niveau de plage de ouf d’à peu près 9000, elle est tout simplement superbe. Sable blanc, eau turquoise et peu profonde sur une bonne centaine de mètres, voire plus, le tout enlacé dans les bras aux falaises abruptes et verdoyantes de la baie.

Toute la journée le soleil sera au rendez-vous, c’est une chance car l’après-midi nous partons en excursion avec une quinzaine d’autres touristes en petite barque à moteur autour des 2 îles de Ko Phi Phi, Don (la principale où nous résidons) et au sud la petite sœur Lay, inhabitée mais extrèmement populaire depuis le film « La Plage » puisque c’est là que se trouve la fameuse plage de Léo. Nous commençons par la petite Monkey Beach où plein de petits macaques gris, habitant dans les forêts au dessus, viennent chercher les bananes et autres fruits apportés par les touristes que nous sommes. Ensuite notre bateau fait halte au bord d’une mini falaise qu’il est possible d’escalader après s’être jeté à l’eau afin d’atteindre des promontoires à différentes hauteurs. 6m pour mon premier saut, impressionnant dejà mais pas trop flippant du coup je place un saut-per passablement exécuté (c’est à dire sans me flinguer le dos dans un plat monumental), puis 12m pour le second. Là c’est différent, la mer semble bien éloignée… Un saut bien droit les pieds devant suffira amplement. La chute semble tout de même fort longue, et l’entrée dans l’eau violente mais c’était bien trippant.

Nous passons ensuite devant la Grotte des Vikings où un certain et unique type de caca d’oiseaux vivant là est recolté et vendu quelques 5000$ le kilo aux chinois qui en rafolent… (chacun son truc, je crois qu’il en font de la soupe), puis mettons le cap pour Ko Phi Phi Lay. Nous y faisons un premier stop dans un étroit bras de mer passant entre des falaises de l’île. Au fond de cette passe, encerclés dans une eau cristalline par ces hauts murs sur lesquels pousse une forêt luxuriante, le paysage est fascinant, on en prend plein la vue. Nous faisons un peu de snorkling à l’entrée au dessus de fonds plein de vie colorée. Il est temps alors de nous rendre à Mana Bay, vrai nom de « La plage à Léo » de l’autre coté de l’île. C’est vrai qu’elle est belle cette plage dont la baie est presque complètement fermée par les falaises et où l’on peut s’enfoncer dans la jungle derrière sans avoir à  gravir une montagne abrupte mais franchement il y a trop de touristes partout, et du coup des déchets dans l’eau. La plage de la baie de Loh Dalum est 10 000 fois mieux, c’est donc loin d’être le highlight de cette excursion.

Pour finir nous assistons au coucher de soleil depuis le bateau entre les 2 îles puis attendons que la nuit tombe : nous allons nous baigner au milieu du plancton phosphorescent !! En agitant les mains, les bras, les jambes, des milliers de petits points s’illuminent tout autour de nous dans l’eau, c’est fantastique. Bon par contre calmez vous, si vous vous imaginez que c’est comme dans le film La Plage où l’on voit Virginie et Léo se baigner de nuit au milieu de ce plancton donnant alors lieu à un fabuleux feu d’artifice aquatique, une véritable explosion de lumière aveuglante, et bien… c’est pas exactement ça, même pas du tout. Donc soit le film a exagéré le truc (quoi quoi ?!! il ferait ça à Holywood ?), soit on était dans un spot moins populé, soit les 2. Mais c’est tout de même au top.

Ce soir là nous rejoignons un couple finno-américain, Veronika et Chris, recontré lors de l’excursion, dans un restaurant qui propose un hamburger-challenge : finissez votre assiette en moins de 30 minutes et c’est gratuit, sinon payez 500 baht (ça ne fait que 12€ mais en comparaison nous mangeons d’habitude pour 40 ou 50 baht). Nous en prenons donc un chacun ! Dès que j’ai vu arriver les assiettes j’ai compris que c’était mort pour les filles et que ça allait vraiment être un challenge pour Chris et moi. Voir la photo. A la 28ème minute il ne me reste plus qu’un onion ring à manger mais à ce moment là la place estomacale vient à manquer de manière critique et tout remonte… et ressort :) Instantannément, réaction similaire chez Chris à qui il ne restait pas grand chose non plus… (les filles avaient abandonné depuis longtemps comme anticipé). C’est perdu à pas grand chose mais le résultat est le même, nous payons donc une addition de 2000 baht, ça fait mal… Nous essayons ensuite d’aller boire un verre, mais décidemment rien de plus ne passera.

Vendredi 11 octobre il est temps de changer d’île, nous embarquons pour celle de Phuket et choississons de nous rendre à Patong, petite ville balnéaire de la côte ouest. Nous voulons aller faire une croisière-plongée dans le parc national maritime des Similans et Patong en est un point de départ possible. Nous avons à la fois de la chance et de la malchance car ce parc est fermé 5 mois de l’année pour la mousson, ce que nous ne savions pas, mais doit justement rouvrir le 15 ! Nous n’avons donc que 4jours à attendre, c’est chiant mais ça passe sauf que du coup nous allons louper la full moon party, fête gigantesque le soir de pleine lune, sur la plage de l’île de Ko Phangan, prévue le 19. Tant pis, la croisière que nous choisissons, 4jours 4nuits avec 14 plongées au programme dans les Similans, Koh Bon, Koh Tachai et Richelieu Rock, autant de sites réputés parmis les plus beaux au monde, vaut bien le sacrifice d’une soirée sur une plage, aussi grandiose soit-elle. Nous avons pris notre temps à la fois sur internet et dans les agences de plongée en ville pour trouver le meilleur rapport qualité/prix sur la croisière à faire. L’option 4J/4N en liveaboard sur le bateau Manta Queen I à 19 300 baht est imbattable si vous avez le temps car moins chère que les options 3J/2N sur les autres bateaux et seulement 5000 baht de plus que les options 2J/1N qui ne font que 7 plongées et ne vont pas sur les sites de Koh Ta Chai et Richelieu Rock (de loin le meilleur).

Nous ne partirons que le 16 après-midi, il nous faut donc remplir 4 jours sur l’île de Phuket. OK c’est pas la mort, c’est vrai, mais franchement alors pas dans une ville comme Patong  dont le seul intérêt est de faire la fête avec une forte tendance au tourisme sexuel, c’est trash. Nous voulons donc changer peut être rejoindre carrèment Kaoh Lak au nord sur le continent (d’où partent véritablement les bateaux de croisière plongée) mais il s’avère que je me bloque complètement tout le haut du dos le 12 et ne peut presque plus bouger pendant 2 jours. Nous resterons donc à Patong…

Les 14 et 15 octobre nous louons un scooter pour faire le tour de l’île, passons par l’intérieur des terres pour aller voir la statue d’un gigantesque Bouddha en marbre blanc d’une hauteur 45m récemment construit au sommet d’une montagne (en hommage au roi de Thaïlande) ainsi que le très beau temple de Chalong.

Nous progressons ensuite jusqu’à la magnifique pointe sud de l’île et ferons le tour des plus belles plages de l’île, dont Bang Tao au nord particulièrement isolée et donc très agréable. On est cependant loin de la splendeur des plages de Koh Phi Phi, si vous hésitez entre les 2 îles, il n’y a pas photo.

Les soirs nous allons quand même faire quelques soirées mémorables dans la rue festive de Patong où beaucoup de bars sont peuplées de danseuses lady boys, où l’on vous propose des ping-pong show tous les 5 mètres et où beaucoup de vieux touristes se promènent avec de jeunes thaï au bras. Beaucoup de lady boys sont absolument ravissantes et sorties du contexte il serait véritablement impossible de dire qu’elles ont été des hommes, c’est incroyable. L’une d’elle, qui dit s’appeler Tah vient s’asseoir à notre table et commence à discuter. Malheureusement elle avait un mauvais anglais donc elle n’a pas compris la plupart de nos questions. Cela ne l’a tout de même pas empêchée de se lancer dans un long monologue confus à propos de ses 2 riches petits copains, australien et italien, actuellement dans leurs pays respectifs et qui seraient vraiment fâchés s’ils apprenaient qu’elle travaillait dans ce bar à lady boys, mais que voulez-vous elle aime ça… Ba voyons… Mais bon peu importe, c’est bien rigolo, on lui paye un verre, faisons quelques photos marrantes avec elle, elle nous montre certaines parties refaites de son anatomie et puis s’en va.

Enfin le 16 octobre arrive, un bus vient nous chercher en fin d’après midi pour nous emmener à Kaoh Lak où nous embarquons le soir même sur le fier bateau Manta Queen I. Nous faisons la connaissance des 20 autres personnes participants à la croisière, de l’équipage thaï et de l’équipe de plongée pour qui il s’agit de la première sortie de la saison dans les Similan, ce qui en fait donc une croisière toute particulière : qu’est ce qui a changé sur les différents sites de plongée durant les 5 mois de fermeture du parc ?

La moitié des participants est composée d’un groupe d’espagnols qui resteront un peu à part durant la croisière, le reste vient d’un peu partout. Nous sympathiserons notamment avec 2 allemands, Toby et Yvonne qui partagent notre cabine, George, suisse, Gilad, israelien et Franck, canadien. Hormis Toby et Yvonne qui sont débutants et Anaîs et moi, niveau 1 open water, tous ont un niveau de plongée élevé, notamment beaucoup de dive masters. Du coup n’ayant pas le droit de descendre en-dessous de 18m avec notre niveau 1, nous plongeons seuls avec notre dive instructor, Geoff et également Chris, membre de l’équipe de plongée en cours d’apprentissage pour passer dive master. Tous les 2 sont bien trippants, Geoff un excellent plongeur, nous rigolons bien.

Le bateau navigue durant la nuit si bien que le matin du 1ier jour nous nous réveillons face aux premières îles des Similans, archipel en comptant 9. L'endroit est magnifique. L'île de Ko Bon, un peu plus au nord, leur ressemble beaucoup.

Le programme des 3 premiers jours de plongée est le suivant : Réveil à 6h - petit dej léger - première plongée - petit dej copieux - temps libre - 2ème plongée - déjeuner - temps libre - 3ème plongée - gouter - temps libre - 4ème plongée - dîner - soirée libre - dodo. En gros on plonge on mange on plonge on mange, et dès le 2ème jour j'utiliserai la plupart des temps libres pour faire la sieste, 4 plongées par jour c'est franchement crevant! Le 4ème jour nous ne ferons que 2 plongées sur le chemin du retour vers kaoh Lak.

Je ne vais pas faire le récit détaillé de ces 4 jours mais en voici quelques points marquants :

- Incroyable chance pour le temps : mer d'huile continuellement,  aucun vomi.

- La dernière plongée du 1ier jour fut une plongée de nuit, ambiance toujours aussi trippante.

- Les meilleures plongées : Ko Bon où l'on verra une raie Mobula, (même famille que la raie Manta), majestueuse, passant en battant de ses gigantesques ailes à quelques mètres de nous :

(pour info hein, ce n'est malheureusement pas une photo que l'on a pu prendre nous...)

Et, sans comparaison possible, les 3 plongées à Richelieu Rock. Ce site découvert et nommé par sieur Cousteau, est un immense ensemble de rochers formant un petite montagne sous-marine de 30m de profondeur recouverte de coraux mou en grande majorité de teinte violette ou rose. Cousteau y a vu une similitude avec la cape du fameux cardinal, d'où le nom du site. En plus de ces magnifiques coraux présents où que l'on pose le regard, la faune qui vit là est infinie. Des bancs de gros : thons, barracudas pickhandle, carrangues à grosse tête, poissons chauve-souries, quelques specimens de grands barracudas géants, des poissons gâchette,  toute sorte de grandes mureines, des poissons lions, des petits hippocampes camouflés, des raies, un homard bleu, 2 très belles seiches, une pieuvre..... et partout des bancs de centaines de milliers de petits poissons jaunes ou bleus. C'est éblouissant, on pourrait y passer des heures et on ne sait vraiment plus où donner de la tête.

 

- Nous passerons le 2ème jour une partie du niveau 2 Padi open water advanced afin de pouvoir descendre à 30m, particulièrement intéressant sur les sites de Ko Bon, Ko Ta chai et Richelieu rock.

- Le très très fort courant à Koh Ta Chai a gâché les 2 plongées que nous y avons fait. Le site semble très beau mais on a passé notre temps a lutter contre le courant ce qui n'est pas franchement agréable.

- Le premier jour une grande tortue marine passera à proximité du bateau pendant l'un des temps libre, j'irai donc faire un peu de snorkling avec elle. Nous en reverrons une lors de notre première plongée le lendemain.

- Le 2ème jour durant un temp libre nous avons la possibilité d'accoster sur une des îles, dans une baie appelée Donald Duck à cause d'un rocher ayant la forme de la tête du susnommé (véridique). Le vue depuis le sommet d'une petite colline de rocher est absolument grandiose,  l'eau turquoise dans la baie en contrebas est étincelante.

- La dernière plongée a lieu autour d'une épave mais la visibilité est extrêmement réduite (quelques mètres) donc on en profite pas beaucoup mais on verra tout de même 2 superbes mureines “nid d’abeille” jaune et noir.

- Anaïs et moi commençons à être des pros de la consommation d'air puisque pour toutes nos plongées nous tenons plus de 50min sous l'eau avec un max à 64min :)

Bon allez voilà j'arrête en vous disant que nous avions à bord une espèce de bimbo qui changeait 4 à 5 fois de tenue par jour et qu'on ne l'a pas vu habillée 2 fois de la même manière... C'était très drôle (pour ma part j'étais avec les même maillot de bain - tshirt pendant 4 jours).

Nous revenons donc à Kaoh Lak le 20 en fin d'après midi et en compagnie de Gilad nous prenons la direction de Ko Tao, île située cette fois à l'est de la Thaïlande. L'itinéraire semble parfait : bus pour Surat Thani à 17h puis ferry de nuit jusque Ko Tao. Pour le bus ça passe mais par contre nous loupons le bateau. On nous a dit qu'il partait 22h30, on prend donc notre temps, on oberve les célébrations d'une fête religieuse sur les bords du fleuve, et nous dinons tranquillement.  Nous arrivons à l'embarcadère vers 22h05, juste à temps pour voir le bateau partir à quelques mètres du quai... Le départ était à 22h... Fuck. Nous dormons donc sur place et ce n'est que le lendemain en fin d'après-midi, lundi 21 octobre, que nous arrivons à Koh Tao.

Le lendemain nous louons un scooter et retrouvons Gilad à son hotel. L’enfoiré s’est fait plaisir, installé dans un hotel resort complètement isolé dans la forêt au bord de la mer (de notre coté, as usual, il s’agit d’une petite auberge pas chère dans le centre :p). Mais bon il est ultra-cool, il nous offre le petit-dèj avec notamment un vrai croissant fait et cuit sur place à la demande! On se croirait un instant revenu en France. Nous partons ensuite tous ensemble, sur nos 2 scooters en expédition dans l’île. Elle est réputée pour ses spots de plongée, mais bon nous avons tous eu notre dose avec la croisière donc on cible plutôt les panorama, les plages et le snorkling.

Nous commençons par Thian Og Bay, aussi appelé la Baie de requins car les requins à pointes noirs l’affectionnent particulièrement. Gilad et moi partons donc en snorkling pour en apercevoir mais la visibilité n’est pas excellente (il a plu récemment) et rentrons donc bredouille.

Nous reprenons ensuite nos scooters pour nous rendre sur la très belle plage de Sai Nuan, où nous déjeunons. Il se trouve à cet endroit un hotel-bungalow, le banana rock je crois, pas cher du tout (autant que notre chambre en ville), assez simple mais superbement placé. A retenir pour la prochaine fois :) 2 frères et soeur Thai s’amusent dans l’eau et viennent nous faire participer à leurs jeux. Ils sont adorables, Anaïs et Gilad ne veulent plus s’en séparer c’est très rigolo. J’essaye d’apprendre à la petite à prendre des photos avec mon appareil étanche mais elle n’arrête pas de mette son doigt devant l’objectif… Le résultat semblait tout de même lui plaire donc pourquoi pas après tout.

Pour finir la journée nous traversons toute l’île vers le nord-ouest jusqu’à une petite plage de rochers derrière un magnifique hotel pour faire face à l’île de Nang Yuan. Celle-ci est composé de 3 petits ilots reliés par un isthme de sable. Elle est réputée faire partie des plus belles îles du monde (d’après le petit guide de Ko Tao tout à fait impartial cela va de soit) et c’est vrai qu’elle vaut le coup d’oeil (il faut par contre payer un droit d’entrée de 100b pour s’y rendre donc nous restons de notre coté). Assis sur un grand rocher au dessus de l’eau nous assistons au coucher de soleil derrière Nang Yuan c’est splendide.

Après être chacun retourné à son hotel pour se laver et diner, nous nous retrouvons de nouveau pour boire un verre dans un bar dans les hauteurs de l’île, le high bar. La vue doit y être top mais bon de nuit on ne voit pas grand chose. Cela ne nous empêche toutefois pas de faire quelques parties endiablées de billard qui voient la victoire de Gilad malheureusement ;)

Le jour suivant il faut déjà partir et rentrer à Bangkok, nous avons un avion à prendre pour le Vietnam le 24 à midi. Du coup, comme d’hab à l’arrache : bateau et bus de nuit, nous arrivons à Bangkok à 3h du matin (super…). Nous retrouvons notre chère Koah San road et comme on ne va tout de même pas payer un hotel pour seulement quelques heures, on se pose dans un bar et allez tient pourquoi pas, on se sirote une petite bière J

Comme le frère d’Anaïs 1 mois plus tôt on arrivera à se tromper d’aéroport, mais contrairement à lui nous avions pris assez de marge pour avoir le temps de prendre un bus jusqu’à l’autre et ne pas louper notre avion. Bon on n’est pas des génies non plus car nous n’avions pas vu que le 2ème visa obtenu en rentrant du Cambodge n’était que de 15 jours (et non pas 30 comme lorsqu’on arrive par avion) ce qui nous vaut une amende de 1500 bhat chacun pour 3 jours de dépassement… Cool… Comme les flics en Australie, le fonctionnaire est resté sourd à mes supplications (oui, c’est bizarre je sais).

Enfin bref c’est ainsi que s’achève notre périple Thaïlando-Cambodgien et que commence celui vietnamien pour une durée invraisemblable de 4 jours !! :)

Dans Cambodge

Comme elle vient Angkor et Angkor

Le 27/11/2013

Ce qu’il faut tout d’abord savoir sur le Cambodge c’est qu’ils ont une monnaie locale, le Riel, mais ils fonctionnent partout avec le dollar US. Il vaut donc mieux tirer des $ ça revient moins cher pour payer quoique ce soit.

Nous sommes donc à Siem Reap, le samedi 5 octobre au soir et il y a plein d’eau partout dans la rue car c’est encore la saison des pluies. Cela n’empêche pas les milliers de vélo, mobylettes, scooters et touk-touk de circuler comme d’habitude, c’est à dire dans tous les sens, sans trop freiner aux croisements et en klaxonnant à la moindre occasion, et avec les éclaboussures en plus. Nous sortons tout de même nous balader pour diner, mais tout est humide partout, la ville n’est pas non plus ultra belle, c’est un vrai nid à touristes, donc nous ne nous éternisons pas.

A 7h du matin le lendemain, comme prévu un chauffeur de touk-touk vient nous chercher à l’hotel pour faire la tournée d’une partie des temples d’Angkor. Il y a plus des centaines de temples à Angkor, il est donc de bon aloi d’y passer 2 à 3 jours et même 7 si vous êtes un amoureux fanatique des vieilles pierre, pour en visiter la majeure partie. Angkor fut la capitale du vaste empire Kmer du IXème au XIVème siècle et comptait lors de son apogée plus de 800 000 habitants (alors que les principales capitales d’Europe à la même époque en comptaient moins de 100 000…). Quant à nous, nous ne ferons qu’une journée mais nous aurons (quand même) le temps de visiter les 2 temples principaux, le temple d’Angkor Wat et la cité d’Angkor Thom renfermant notamment le temple de Prasat Bayon, ainsi que 2 autres que l’on nous avait recommandés, Prasat Preah Kan et Prasat Ta Prum.

Le temple d’Angkor, bien-sûr le plus célèbre, est l’édifice religieux le plus vaste au monde. Construit au XIIe siècle sur 82 hectares, il est entouré par une immense enceinte de plus d’1km de coté et comporte d’immenses jardins composés d’étangs, d’étendues d’herbes et de plantes sur lesquelles se trouvent d’autres petits batiments tels que les 2 bibliothèques situées de part et d’autre de la gigantesque allée centrale. Celle-ci, grande langue de pierre surélevée fermée de chaque coté par une balustrade, permet de rejoindre le temple depuis l’entrée principale de l’enceinte extérieure.

Cette enceinte n’est pas qu’un simple mur ; plusieurs galeries la parcourent et donnent ainsi accès à divers petits halls dans lesquels se trouvent des statues soit de dieux et déesses hindou soit de Boudha. En effet les temples d’Angkor ont suivi les tribulations religieuses des rois de la région, certains initialement hindou, Angkor Wat était dédié à Vishnu, sont devenus bouddhistes et ont été réarrangés en conséquence par la suite ou bien l’inverse. On y trouve donc des vestiges hindouistes et bouddhistes. Protégeant l’enceinte, une incroyable douve-fleuve large de 200m en fait tout le tour. Il y aurait eu de quoi faire palir d’envie n’importe quel château-fort en Europe. Le temple lui-même est monumental, les galeries se succèdent sur plusieurs niveaux en un véritable labyrinthe, menant à une multitude de cours intérieures, de petites salles où se trouvent/trouvaient (beaucoup ont disparu ou sont très endommagées) des représentations des différentes figures divines ayant occupé les lieux. Au dessus du sanctuaire central les 3 tours pyramidales en forme de fleur de lotus donnent au temple son image universellement connue. Il est possible de monter au sommet de l’une d’elle via une escalier abrupte et très étroit où l’on se retrouvent donc facilement coincé derrière un groupe de personnes agées pendant ce qui semble être une éternité. Mesdames pensez à vous munir de quelque chose pour vous couvrir les épaules et les jambes ou bien vous resterez au pied des marches. En haut, la vue sur l’ensemble du temple vaut vraiment le détour.

Par contre je vous conseille de le visiter plutot en fin d’après-midi car le matin le soleil se lève juste derrière le temple, offrant ainsi un beau contre-jour à toutes les photos d’ensemble.

Nous retrouvons notre chauffeur à la sortie parmis les centaines d’autres touk-touks attedant leurs passagers. Il nous avoue avoir déjà perdu des touristes ici, il s’était endormi dans son véhicule et ils ne l’ont jamais retrouvé. Ca rassure :) Mais cela ne l’empêche pas de nous emmené au prochain temple, Prasat Bayon, situé à quelques km de là, au coeur de la cité d’Angkor Thom. Dans cette capitale des souverains Khmers au XIIème siècle se trouvent de nombreux édifices religieux, des forêts, étangs, rivières, et à l’époque des habitations mais qui ont elles depuis longtemps disparues. Le tout est entouré par un formidable mur d’enceinte, carré parfait de 6km de coté. Au milieu de chacun des 4 cotés se trouve une porte monumentale par laquelle passe une route de pierre et par où notre touk-touk pénètre pour nous mener au temple central Prasat Bayon. Aujourd’hui ces portes existent toujours mais le mur d’enceinte est en grande partie effondré. Le temple est bien moins grand qu’Angkor Wat et en plus mauvais état, mais son style est très différent, plus mystique et d’autant plus attirant. Presqu’entièrement construit en petites pierres de taille sur un seul niveau mais avec une multitude de petites niches pyramidales, toujours dans le style fleur de lotus, une tour centrale, et des sortes de kiosques sur le toit. On y évolue avec fascination sous le regard bienveillant et le sourire énigmatique du roi Jayavarman VII ayant fait construire ce temple. En effet, sur la plupart des murs devant lesquels nous passons, son visage gigantesque est sculpté en relief. Il y a en tout 216, impossible donc d’échapper à sa jolie frimousse… Légèrement mégalo peut-être le père Jayar vous ne pensez pas ?

En sortant du temple nous continuons à pied la visite d’Angkor Thom en suivant tout d’abord la magnifique terrasse des éléphants, qui nous mène au grand temple de Baphuon, puis à travers les bois pour passer devant d’autres temples secondaires moins bien conservés et/ou restaurés, tel que le temple de Phimenakas. Une telle concentration d’édifices anciens laisse réveur sur la vie que devait mener ici les kmers à la grande époque d’Angkor.

Pour pénétrer dans le 3ème temple, Prasat Preah Khan, il nous faut franchir un pont dont la rivière en crue passe à la fois en dessous et au dessus. On pensait pouvoir passer sans trop se mouiller mais c’est peine perdue, toute la chaussure y passe (au retour on sera malin, on se mettra peids nus pour passer). Ce temple en assez mauvais état est particulier car il est formé, sur un seul niveau, d’un quadrillage preque parfait de galeries relativement étroites, avec des cours extérieurs à certains endroits. Au niveau de quelques intersections se trouvrent des statues de bouddha où, comme dès qu’il y a une représentation de Bouddha, des touristes asiatiques prennent le temps d’allumer de l’encens et de prier. A l’arrière du temple une magnifique esplanade ceinturée par des canaux s’étend vers la forêt. Il est très sympa d’y observer les enfants thaï jouer dans les ruines et même dans les canaux (pour ma part pour rien au monde je n’aurais trempé ne serait-ce qu’un doigt de pied dans ces canaux mais bon….), ou alors essayer de nous vendre des babioles avec des yeux larmoyants en poussant des petits « pleeeeeeeeaaaaaaase » à vous fendre le cœur. Je dis à l’une que si elle me fait un grand sourire au lieu de ses yeux de chien battu je lui achèterai un truc et elle a fini par comprendre :)

Nous finissons notre journée par la visite du temple Prasat Ta Prum, connu pour avoir perdu son combat contre la nature evironnante. Des arbres cyclopéens ont poussé ici et là sur les ruines, les enlaçant de leurs racines gigantesques. Une partie du site a tout de même pu être restauré, le reste est toujours en cours de restauration mais les arbres sont laissés là bien évidemment. Cela donne une impression de temple maudit perdu au cœur de la jungle qui n’est pas pour déplaire et sans toutefois nous empêcher d’en admirer l’architecture. Notamment certaines galeries qui sont composées d’une triple paroie sulcptée véritablement magnifique.

Avant de rentrer nous demandons à notre chauffeur de refaire un crochet par Angkor Wat afin que nous puissions faire quelques photos sans contre-jour mais le temps s’est dégradé et cela ne rend pas beaucoup mieux. De retour à Siem Reap nous organisons notre voyage pour revenir en Thaïlande dès le lendemain puis nous retrouvons notre chauffeur pour boire quelques bières avec lui et ses amis. Même si son anglais est relativement limité il nous parle du Cambodge, de sa vie, de ses envies, et nous échangeons sur les coutumes françaises. Cela en fait une très bonne soirée, simple et sympa.

Le lendemain, lundi 7 octobre, le voyage de la mort commence : A 8h nous prenons un bus pour la fontière thaïandaise, nous passons les formalités douanières (toujours un bonheur), puis sommes censés reprendre un bus pour Bangkok. Mais celui-ci a eu un problème sur son trajet aller et n’est donc jamais arrivé. Nous attendons 3h jusqu’à ce qu’enfin on nous mette à disposition un nouveau bus. Nous arrivons vers 21h (au lieu de 17h) à Bangkok. De là nous décidons de prendre directement un train de nuit pour Chumpon, dans l’idée de nous rendre sur l’île de Ko Phi Phi, au sud est, pas loin de Phuket. La guichetière à la gare nous propose un pack tout compris jusqu’à l’île pour 950 Bhat, mais comme on pense pouvoir s’en tirer moins cher en gérant étape par étape nous ne prenons que le billet de train (EEERRRRREUUUUURRRR). Nous arrivons donc à Chumpon à 7h du matin où nous touvons un minibus qui peut nous emmener à Surat Thani, où nous arrivons à 10h. Là il nous faut prendre vers midi un autre bus arrivant à Krabi juste à temps pour le bateau de Ko Phi Phi. Mais bon, ils ont tout de même le temps de nous arrêter 30 minutes dans un restaurant avant d’arriver au port. Malins les bougres, il n’y a qu’un seul restaurant, donc soit tu consommes, soit tu attends bien sagement que l’on reparte (non non ba non il n’y a pas du tout d’entente entre le voyagiste et le restaurateur)…. A ce moment là, après 30h de galère dans les transports, je crois bien que j’avais envie de commettre plusieurs homicides ultra violents. Mais bon je m’abstiens et enfin, après 2h de bateau, 33h de voyage au total, 1200 bhat dépensés par personne, nous posons le pied sur la magnfique petite île de Ko Phi Phi…. Aaaaah finally….

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