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Décembre 2014 : 3 nouveaux articles sur la fin de notre périple en Chine et toutes les photos correspondantes enfin en ligne !

- Les miroirs de Jiuzhaigou

- Shanghai vs Xitang

- De la montagne Jaune aux rizières du Dos du Dragon et aux Pics de Yangshuo

De nouveaux posts sur la fin du voyage vont continuer à arriver, ne vous inquiétez pas ! A vénir : Hong-Kong, le Népal, l'Inde et l'Afrique du sud.

Les 2 derniers articles publiés :

Dans Chine

Beijing and around

Le 29/12/2013

Comme je le spécifiais à la fin du post précédent, nous arrivons à Pékin le 29 octobre à 1h du matin. Le choix des moyens de transport pour rejoindre le centre-ville est limité à cette heure-ci mais n’en est pas réduit au simple taxi hors de prix, il y a aussi des bus de nuit. Le challenge est alors simplement de savoir lequel prendre… Rien n’est indiqué en anglais et personne ne parle autre chose que le mandarin.

Pour faire nos visas chinois depuis Bangkok nous avions besoin d’une adresse et avions donc réservé 3 nuits dans une auberge du quartier de Zhangzizhong.  Je montre ce mot en chinois à un proposé du premier bus, et miracle c’est bien celui-ci qu’il nous faut prendre, 2ème arrêt, 25 min de trajet. Je prends en photo le nom de l’arrêt, vais au guichet, leur montre la photo, achete 2 tickets et nous montons dans le bus. Tout va bien jusqu’à que celui-ci nous dépose au milieu d’une énorme avenue, où nous n’avons aucun point de repère pour nous orienter… Il est 3h, pas grand monde pour nous aider. On sort la carte du quartier sur l’ordinateur et prenons la direction d’un croisement un peu plus loin de l’autre coté de l’avenue. En chemin nous croisons enfin quelqu’un à qui nous montrons notre destination. Très serviable, après nous avoir fait comprendre qu’il fallait retourner dans l’autre sens, il nous accompagne. Tout en marchant il nous racconte des trucs en chinois sans sembler se soucier que l’on comprenne ou non, du coup on lui répondait en français. Une fois du bon côté de la rue, il hèle un taxi, lui dit quelque chose et nous fais signe de monter dedans… On essaye de protester, de faire comprendre que nous souhaitons marcher, mais dépités devant un tel barrage linguistique, nous finissons par monter dans le taxi. Et finalement ce n’est pas pire, celui-ci ne roule que 5 min et ne coûtera que 14Y (1€ = 8Y). Enfin nous arrivons à notre hotel Les 9 Dragons qui a fort heureusement une permanence 24/24, et nous nous écroulons sur nos lits. Bienvenue en empire de l’orient.

Après une courte nuit, le grand jour est enfin arrivé pour Anaïs : les retrouvailles avec son amoureuse Carole ont lieu !!! Oh joie !! Oh Exubérance !! Des cris ultrasoniques sont poussés, des avant-bras sont levés et gesticulent dans tous les sens, c’est émouvant. Julien et elle nous rejoignent donc à notre hôtel,  et nous partons tous les 4 en excursion dans Beijing.l Nous commençons par nous rendre à pied jusqu’à la place Tian’anmen, à travers les Hutong de Beijing. Ces anciens quartiers de ruelles étroites pleines de vie, de petites cours, aux maisons basses et de guinguois constituent une véritable plongée dans le Beijing du début 20ème, c’est saisissant.

Arrivés en ce lieu fort en histoire qu’est la place Tian’anmen, à la fois pour la Chine, c’est ici que les chars et les militaires encerclèrent les manifestants réclamant la démocratie en 1989 et pour le partie communiste, Mao y proclamait devant une foule immense ses discours durant la révolution culturelle, nous sommes légèrement déçus. Ce n’est finalement qu’une grande place rectangulaire de 44ha (à priori la plus grande place publique du monde), entourée par de grands bâtiments publiques dans le plus pur style soviétique des année 50, très gais donc, sans fioritures, sans végétations, sans œuvres d’art. De plus l’étendue de la place nous est cachée par des constructions (temporaires ?) au centre. Pas grand chose à voir donc, à part la fameuse entrée de la Cité Interdite surveillée par le portrait du grand timonier (et par certainement des centaines de policiers en civil un peu partout sur la place).

C’est donc naturellement vers la Cité Interdite que nous dirigeons nos pas. Pénétrer à l’intérieur de la demeure ancestrale des empereurs des dysnaties Ming et Qing (le dernier des Qing fut déchu par l’avénement de la « démocratie » chinoise), restée pendant 500 ans interdite d’entrée à quiconque sous peine d’execution immédiate, y pénétrer donc a quelque chose de fascinant. Une fois franchi le haut mur d’enceinte donnant sur la place Tian’nanmen il nous faut traverser une première rivière, passer une seconde porte, la porte de la Paix Celeste, pour enfin être solliciter pour acheter les billets et les fabuleux audio-guides :) Nous en prenons 2 pour 4 et partons explorer ce gigantesque dédale, véritable ville dans la ville. La cité-palais proprement dite commence ici avec la grandiose Porte du Midi qui enjambe les douves entourant sur une largeur de 50m le palais, à l’intérieur du premier mur d’enceinte. Sur tout l’axe nord-sud du palais on découvre un majestueux enchainement d’esplanades, de portes et d’édifices cérémoniels. On imagine sans peine les gardes et soldats de l’empereur en rangs serrés sur la grande esplanade centrale, sous l’œil intransigeant de l’empereur et des généraux du haut des marches menant à la salle de l’Harmonie Suprême. Cela devait être fantastique. Après la porte du Midi un premier espace pavé, traversé par la rivière aux eaux en or, elle-même enjambée par 5 petits pont en pierre, mène à une 2ème porte richement ornementée, la Porte de l’Harmonie Suprême. Derrière, nous découvrons la magnifique esplanade centrale qui pouvait accueillir une audience de 10 000 personnes, entourée par des galeries entrecoupées de portes menants aux sections est et ouest de la cité, utilisées pour les appartements, les bâtiments administratifs, l’école, les jardins,…

De l’autre coté de l’esplanade l’édifice cérémoniel le plus important nous fait face : la Salle de l’Harmonie Suprême. Celle-ci était utilisée pour les cérémonies fastes telles que l’anniversaire de l’Empereur, les intronisations de chefs militaires, etc… Pour y accéder (sans toutefois être autorisé à y pénétrer) il nous faut gravir un magnifique escalier de pierre gardée par de grandes statues de lion en bronze et décoré par une fresque de 16m de long sculptée en son milieu. L’audio-guide nous débite des information à une vitesse parfois difficile à suivre, mais nous apprenons que le plus petit batiment derrière est la salle de l’Harmonie du Milieu et qu’elle servait de vestiaire à l’Empereur, il y mettait ses habits de cérémonie, y répétait ses discours, faisait des échauffements, prenait de la coke enfin toutes ces choses que font nos dirigeants avant une apparition publique stressante. Dans la continuité nord-sud nous avons ensuite la salle de l’Harmonie Préservée où était donné les banquets. Oui parce que dans cette dernière il n’y a pas de colonnade et donc plus de place pour mettre des tables. L’audio-guide nous informe que les Empereurs voulaient se montrer concernés par les problèmes des différentes classes sociales de la population. Ils leur arrivaient donc d’organiser des banquets pour les personnes agées et d’en inviter un panel de 1000 autour de sa table. Idem pour les paysans. Les récoltes étaient un sujet très important évidemment, il y avait beaucoup de cérémonies dédiées aux bonnes moissons.

Aller pour le plaisir je vous racconte 2-3 trucs que nos fabuleux audio-guides nous ont appris. Tout d’abord la nomination du successeur de l’Empereur. C’est bien sûr lui qui choisissait (généralement parmis ses fils), et qui le notait sur un papier qui serait ouvert après sa mort. Mais ce système posa problème plusieurs fois, un fils qui accuse l’autre d’avoir changé le papier, clash, mini-guerre civile, ce genre de dispute familiale classique quoi. Du coup un Empereur changea la méthode : il n’y avait plus 1 mais 2 papiers indiquant nom de du successeur (malin !). L’un gardé par l’empereur lui-même et l’autre par des conseillers. Comme on peut s’en douter ce fin stratagème rendait toute intrigue politique absolument impossible (et oui, remplacer 2 papiers est physiquement impossible, et puis a-t-on déjà entendu parlé d’un conseillé impérial soudoyé ?). L’autre histoire est celle d’une petite fille de campagne vendue à la cour par ses parents et qui, du fait qu’elle n’était pas moche et que surtout elle connaissait plus de 1000 poèmes par cœur, se fait rapidement remarquée et grimpe les échelons internes. Jusqu’au jour où, se balandant un soir dans ses jardins, l’Empereur entend une petite voix déclamer de magnifiques poèmes et la remarque à son tour. Bien sûr il tombe sous le charme et la fait concubine (c’est sympa d’être Empereur). Elle devient sa favorite, il lui fait un enfant. Une fois grandi, celui-ci est gentiment envoyé dans une province lointaine par les héritiers légitimes et sa mère qui doit rester à la Cité n’a pas de ses nouvelles pendant plus de 30 ans. Entre temps l’Empereur meurt, la mère perd son statut privilégié et vit dans la solitude. Lorsqu’elle a enfin de ses nouvelles c’est pour apprendre la mort de son fils. Submergée de chagrin elle pleurt alors non-stop, nuits et jours, pendant 2 ans et finira par en devenir aveugle…. Voilà ! C’était l’une des merveilleuses histoires de l’audio-guide, toutes pleines de joie et de bonne humeur !

En ce qui concerne l’éducation supérieure c’est bien uniquement dans les écoles de la Cité Interdite qu’elle avait lieu. Dès qu’un enfant présentait quelques signes d’érudition dans une des matières nobles il était envoyé à la cour où il passait un concours d’entrée parmis plusieurs centaines d’autres candidats. Je crois me rappeler que le concour avait lieu 1 fois tous les 3 ans mais je n’en suis plus tout à fait sûr.

Nous finissons la visite en flânant à travers le labyrinthe constitué par les allées, les immenses portes en bois et les différentes salles des appartements de la Cité, puis par les jardins. Nous sortons par la porte nord après 3h de visite et franchement c’est tellement vaste qu’on pourrait facilement y passer 3 de plus. Nous gravissons alors la colline du Parc Jingshan de l’autre coté de la rue pour profiter d’une vue formidable sur Pékin et en premier plan sur les toits rougeâtres de la Cité Interdite. C’est magnifique, notamment avec le soleil couchant que nous avons la chance d’avoir en prime.

Le soir nous retrouvons Amanda et Fred, 2 autres amis d’Anaïs, qui se trouvent également être à Pékin au moment de notre passage, c’est bien cool ! (même si ça fait beaucoup de nantais aux alentours d’un seul coup ;p). Nous allons tous ensemble diner dans un restaurant typique de la fameuse rue fantome illuminée par des dizaines de lanternes rouges et jaunes, typiquement chinoises. Il s’agit alors de choisir une dizaine de plats que l’on place en commun au centre de la table sur une plaque de verre tournante. Chacun peut alors à sa guise faire tourner la plaque jusqu’au plat de son choix, essayer d’attraper un morceau avec ses baguettes, rater, en mettre partout sur la nappe, le rattrapper avec ses doigts, le mettre dans son assiette personnelle et tenter une nouvelle fois de le prendre avec ses baguettes (en tout cas pour moi ça se passait comme ça) :) Au bout d’un moment une serveuse nous apporte 5 bières supplémentaires sans que nous n’en ayons commandées. Il s’avère qu’elles viennent de la table voisine, 2 coréens et une chinoise nous trouvant sympathiques nous invitent à trinquer avec eux ! Nous passons alors une heure à rigoler et à boire avec eux, tentant de communiquer par toutes sortes de chemins détournés, leur anglais étant très limité et notre chinois ou coréen encore plus. Mais l’ambiance est excellente, nous passons un très bon moment. Alors c’est vrai ce qu’on dit sur les chinois finalement, ils ne sont pas si nuls ;)

Le lendemain il est temps pour nous 6 de démontrer notre « bravitude » en allant gravir la Grande Muraille ! Comme disait Mao avant Ségolène, « n’est point homme celui qui n’a pas gravi la Muraille ». Depuis Pékin, il est possible d’y accéder en plusieurs endroits. Le plus proche, Badaling, est aussi le plus fréquenté et notamment par les centaines de milliers de touristes chinois. Donc à moins de vouloir ne voir qu’une nuée de casquettes et de chapeaux colorés marchant derrière leurs guides, il vaut mieux s’abstenir. Des autres endroits potentiels nous optons pour le plus éloigné, Jinshanling (il faut compter 3h de bus pour s’y rendre), censé être peu fréquenté et particulièrement impressionnant. Une fois sur place l’accompagnatrice nous conseille vivement de prendre le téléphérique pour nous rendre au pied de la muraille afin d’y optimiser notre temps. Ca sent fortement la grosse arnaque et la large commission pour l’accompagnatrice sur le prix du téléphérique car ce dernier est d’une lenteur extrême, durant toute la montée j’observe en contre-bas une petite vieille faisant le trajet à pied et progressant presque plus vite que nous… Elle arrivera moins de 3 minutes après. On ne m’y reprendra plus ! Mais bon peu importe nous y sommes enfin et c’est époustouflant. D’une part nous avons la muraille qui s’en va serpentant sur la crête des montagnes des 2 cotés à perte de vue et d’autre part le paysage ouvert à 360° sur les innombrables monts aux alentours.

La construction de la Grande Muraille fut initiée quelques siècles avant JC mais n’était alors qu’une grosse butte de terre. Elle fut agrandie, améliorée, transformée en une véritable mur d’enceinte en pierre, jalonnée régulièrement par des tours pouvant abriter les troupes, restaurée, par les empereurs successifs (sans qu’apparemment un seul d’entre eux ne se disent que peut-être (PEUT-ÊTRE) c’était une idée à la con). La dernière restauration/amélioration date du XVIe siècle, pour donner à la muraille une longueur totale de 6000km tout de même ! Le volume de travail que cela a dû représenter est juste affolant ! Surtout quand on sait que comme on pouvait s’y attendre (en s’arrêtant pour y réfléchir 2 minutes), elle n’aura jamais servi à rien. La Chine se fera envahir maintes fois, soit par voie de terre, soit par la mer, la Grande Muraille ne posa jamais de souci aux envahisseurs.

Aujourd’hui le tronçon le plus long s’étend sur environ un dizaine de km, on ne peut donc pas y faire de randonnée sur plusieurs jours sans en descendre et en dormant dans les tours de garde… Dommage. Ah et puis tant que j’y suis je vais aussi tuer le mythe, elle n’est absolument pas visible depuis l’espace. Enfin le spectacle n’en est pas moins impressionnant depuis la terre ferme et c’est en prenant plein les yeux que nous la parcourons pendant 3 bonnes heures. Certaines parties de ce gigantesque chemin de ronde sont d’ailleurs bien abruptes, ce n’est pas de tout repos. Pendant tout ce temps une troupe de vendeuses mongoles nous suit à la trace piaillant sans arrêt comme des poules sous amphét. C’est rigolo au début car elles répondent à certaines questions que nous avons sur la Muraille, mais ça devient tout de même rapidement soulant. Nous finissons donc par leur acheter 2-3 babioles pour qu’elles nous laissent en paix (ce qui ne sera effectif qu’une dizaine de minutes environ…)

Le soir nous sortons nous balader autour du lac Qianhai, où de nombreux bars, restaurants, marchés de nuits et boites de nuits en illuminent les rives. Nous comprenons à quel point les chinois sont accrocs au karaoké en voyant sur les trottoirs des personnes avec un PC, un micro et un ampli montés sur roulettes proposer aux passants une petite séance payante en public. Ce qui remportait un apparent succès (auprès des chinois), et créait une belle cacophonie à certains endroits.

Le lendemain, jeudi 31 octobre c’est au tour du Palais d’Eté de nous accueillir, Carole, Anaïs, Julien et moi. Résidence secondaire où toute la cour de l’empereur se réfugiait l’été pour échapper à la chaleur suffocante de la Cité Interdite. Elle est principalement constituée d’une gigantesque citadelle située sur une colline boisée, la colline de la longévité, surmontée par le majestueux Pavillon des fragances bouddhistes, le tout se reflétant dans l’immense lac Kunming. Le panorama, que ça soit depuis le lac ou depuis le sommet de la colline est complètement gaché par le nuage de pollution qui recouvre Pékin ce jour-là (certains jours, dans la rue, la pollution est telle que l’on ne voit pas plus loin que la première rangée d’immeuble, le reste disparaissant… comme effacé de la réalité (on est alors fort content de respirer tout ce bon air pur)). Mais bon ce voile sur le Palais d’Eté ne nous empêche pas d’en apprécier la splendeur (de près :p). Au bord du lac, longeant le pied de la colline, un superbe corridor en bois dont chacune des poutres est ornée d’une petite peinture unique permet de rejoindre le grand bateau de marbre immobile sur le côté nord-ouest du lac. C’est l’impératrice Cixi (oui il y a véritablement eu une Cixi Impératrice, Lanfeust sera content de l’apprendre) aimant particulièrement ce palais qui le fît construire. Elle appréciait notamment les longues promenades sur les chemins autour du lac à l’ombre des sauls pleureurs, et allait souvent prier sur la petite île sud du lac sur laquelle on se rend en franchissant un grand pont de pierre à 17 arches.

En se baladant au sommet de la colline de la Longévité on arrive tout de même à perdre Julien qui voulait faire son malin en prenant un « chemin plus court ». Boaf ce n’est pas très grave, il a juste fait 3 fois l’ascension de la colline en nous cherchant alors qu’on l’attendait tranquillement au bateau de Cixi :)

Il est temps ensuite de retrouver Amanda et Fred et de rejoindre un nantais de plus (ne vous inquiétez pas ce sera le dernier) Luco et sa femme Dong, tout 2 habitant ici à Pékin. Luco nous emmène dans un restaurant typique où nous dégustons tous les 8 une succulente fondue bourguigonne-chinoise. Ok, je m’explique : Chacun a sa propre petite marmitte à côté de lui, contenant un bouillon aux épices de son choix et au centre de la table, sur un plateau tournant, se trouvent tout plein de mets, viandes et légumes crus, dans lesquels nous picorons pour les mettre à cuire dans notre bouillon. Comme dans tout restaurant chinois qui se respecte nous avons notre propre petite salle privée, et des serveurs à disposition auxquels, si on suit l’exemple de Luco, il faut absolument parler comme à de véritables larbins… C’est la manière chinoise, et il a pris le pli ça ne fait pas de doute :)

Nous allons ensuite tous dormir dans l’immense demeure de Dong et Luco, très classe ! Et puis comme on est tous crevé et bien on va se coucher (y’en a qui bossent en plus le lendemain mohohahaha).

Bien bien bien ensuite il ne se passe pas grand chose je dois avouer. On profite de notre soudain petit confort pour grasse-matiner, glander, se balader dans la banlieue pékinoise en perpétuelle construction, pousser les chinois pour rentrer dans les bus, et aller au supermarché afin d’essayer de préparer un diner français à Luco. Le supermarché chinois c’est assez folklo. On y sent de subtiles différences entre nos cultures, comme par exemple le rayon à sauce soja qui ici s’étale sur 2 rangées, avec gondoles et propos des bidons de 10L, ou encore le riz qui ne se vend pas à moins de 5kg (véridique)… Mais bon ca reste subtil hein, il faut un œil entrainé pour remarquer tout ça. Le diner est une semi-réussite, c’est à dire qu’il était bon mais pas exactement exactement français. On goûte tout de même le vin chinois qui n’est pas si mauvais que ça, non non et Luco nous montre son nouveau pijama chinois absolument remarquable (voir la section photo:p). Ce soir là Amanda et Fred nous quittent pour rentrer en France (enfin, à Nantes ;p) et nous le lendemain on continue de glander un peu, enfin surtout Julien et moi car les filles s’en vont au marché. Grand bien leur fasse :)

Nous les rejoignons au Temple du Ciel. Celui ci est situé au cœur d’un parc de 270ha, constitué de plusieurs petits édifices de différentes formes et aux couleurs chattoyantes, il était destiné aux célébrations et rites pour les bonnes moissons.

Nous enchainons par le marché aux perles, où l’on trouve tout plein de belles choses absolument authentiques, telle que des ceintures Hugo Boss, enfin Hunga Boos (mais on va pas pinailler pour si peu), des tennis Convirse et des pulls Polo en véritable cashemire que l’on négocie de 800 à 70 Yuan en 5 minutes…

On retrouve ensuite Dong et Luco pour une soirée KTV (Karaoké), dans une véritable institution : gigantesque batiment où doivent se trouver à peu près 250 salles de karaoké privées. Des néons fluos de toutes les couleurs éclairent chaque parcelle de l’endroit, un buffet se trouve à l’entrée où l’on récupère donc sa nourriture et ses boissons avant de rejoindre sa salle et c’est parti pour 2h endiablées de karaoké musicalement atroce (enfin dans notre cas je veux dire :p).

Nous perdons ensuite Julien, pour de bon cette fois puisqu’il reprend l’avion le soir même pour Paris.

Dimanche 2 novembre sera notre dernier jour à Pékin. Nous déjeunons une dernière fois en compagnie de Luco et Dong, une sorte de pierrade corréenne, puis prenons le train de nuit pour Xi’an avec Carole qui nous accompagne encore quelques jours. Attention ici train de nuit ne veut pas dire train-couchette ! Petit budget oblige nous voyagerons en place assise avec les centaines de chinois perpetuellement en vadrouille d’une ville à l’autre. Ce n’est pas très très propre (ils gardent leur habitude de cracher même dans le train), mais c’est intéressant on va dire. Et puis tout de même, il y a un robinet d’eau chaude à disposition pour aller remplir nos bols de noodle soup, si ça c’est pas la classe !

Dans Vietnam

Rock the Catba dans la baie d’Halong

Le 29/11/2013

Arrivée à Hanoi le 24 octobre en milieu d’après-midi. Etant donné que nous n’avons pas beaucoup de temps, il nous faut optimiser. A peine nos sacs posés à l’hotel nous sortons parcourir les rues à la recherche d’agences touristiques proposant des tours de la baie d’Halong pour le lendemain.

Nous nous étions déjà un peu renseignés tout de même et avons donc en tête les principales caractéristiques de ce que nous souhaitons faire / ne pas faire :

-       Ne pas prendre le premier prix qui est décrit de façon unanime sur les forums comme abominable à tous points de vue (transport, nourriture, bateau, chambres).

-       Pousser un peu plus loin qu’un simple tour de la baie d’Halong en 2 jours en mode touriste assisté.

-       Passer par l’île de Catba (la plus grande île de la baie d’Halong) et de là soit voir avec les pêcheurs du coin pour qu’ils nous emmènent dans la baie voisine, Bai Tu Long, à priori tout aussi belle mais avec l’avantage de ne pas être surchargée de touristes, soit nous rendre à Ninh Binh en ferry pour visiter la “baie d’Halong terrestre”.  On aurait bien voulu faire les 2 mais nous n’aurons pas le temps.

Après 3 agences nous en trouvons une particulièrement amicale et pas avare d’information. Elle nous propose pour 56$ un package sur-mesure comprenant le transport jusqu’à Halong, le bateau à travers la baie, la visite guidée de la plus grande grotte de la baie, du kayak, soirée et nuit sur le bateau, tous les repas inclus, débarquement sur Catba le lendemain, et avant de quitter le groupe un mini-trek dans le parc national de l’île. Parfait.

C’est ainsi que nous arrivons à Halong le lendemain matin après 1h ou 2 de bus et que nous embarquons sur un des innombrables bateaux qui attendent avidemment les centaines de touristes venus voir cette 8ème merveille du monde. Depuis peu tous les bateaux touristiques naviguant dans la baie doivent être peints en blanc (pour quelques obscures raisons gouvernementales, allez savoir), ce qui est un peu dommage, ça rend moins bien qu’une flotte de bateau en bois apparent. Enfin ce n’est que pécadille, nous sommes dans la baie d’Halong, et oh joie, le temps est superbe!!

Rapidement on nous attribue nos cabines puis nous faisons connaissances avec nos partenaires d’excursion autour d’un déjeuner pendant que le capitaine met le cap sur les premiers fameux îlots de la baie à l’horizon. Nous avons donc Tim, un anglais bien sympa et parlant un français impeccable (après 10 ans à faire les saisons de ski dans les alpes, c’est aussi bien), un groupe de 3 autres anglaises/anglais dont j’ai oublié les noms, Nikki une américaine toute timide (oui c’est rare en effet), 2 petites vietnamiennes rigolotes visitant leur pays, 1 couple de vieux chinois, un couple de français mais qui resteront bizarrement dans leur coin et ce qui semblait être des polonais ou ukrainiens qui ne parleront pas aux autres non plus.

Mais voici qu’enfin nous parvenons aux premiers des presque 2000 îles/îlots de la baie. Le nombre officiel est de 1969, sans être parfaitement exact il rend hommage à Ho Chi Minh en référence à l’année de sa mort. Le spectacle est à couper le souffle, devant, derrière, à gauche à droite, partout autour du bateau, ces énormes formations rocheuses courronnées de végétation s’élèvent en falaises abruptes au dessus des eaux. Comment une telle incongruité naturelle a-t-elle pu prendre forme ? C’est incroyable! Le guide nous donne une première explication mais celle-ci ne me convaint pas complètement : dans des temps reculés, un dragon géant s’élevant des eaux (Ha Long = dragon qui monte) se serait battu dans le ciel avec un autre dragon passant par là. De ce combat féroce et cataclysmique, les dragons ont perdu des écailles (ba oui forcèment) qui en tombant dans la baie…… ont formé les 2000 îles. Voila, si vous pensiez à des bétises telles qu’érosion, tremblement de terre, ou encore éruption volcanique, et bien rabillez vous! Ca vient de 2 dragons géants en colère ! En même temps l’histoire est sympa donc on s’en contentera pour le moment. Le bateau continue son périple dans la baie, de plus en plus d’îles se dévoilent, certaines en petits groupes, certaines isolées, et lorsque la vue se dégage c’est pour en voir encore plus en 2ème, 3ème, et Nème plan.

Nous jetons l’ancre là, à proximité d’un petit village flottant, habité par une petite communauté de pêcheurs, vendeurs et… loueurs de kayaks. Les petites maisons faites de bric et de broc et flottant sur des grosses caisses de polystyrène (ça y ressemblait en tout cas) semblent vraiment insalubres mais des familles vivent bel et bien là. Nous embarquons sur un kayak biplace et pagayons pendant une heure autour des îles du coin. Nous irons jusqu’au milieu du village flottant mais sans nous y attarder par peur de paraître impoli voire voyeur. Quelques petites grottes au ras de l’eau jalonnent notre parcour mais elles ne sont guère profondes. Nous finissons ce petit tour au milieu d’un vaste espace dégagé offrant ainsi depuis le kayak un panorama éblouissant.

En débarquant nous remarquons être couverts de tâches verdâtres, sur les vêtements, la peau, les lunettes, etc. Il ne nous faut pas longtemps pour comprendre qu’il s’agit des éclaboussures envoyées par les pagaies… Et oui, l’eau de cette partie de la baie d’Halong est tout simplement dégueulasse. En même temps rien qu’autour de nous, de vue, je compte presque 30 gros bateaux… Et nous sommes en basse saison…. Tous les jours comme ça depuis des dizaines et des dizaines d’années, comment ne pas transformer l’endroit en espèce de géante mare polluée ?

Bon l’endroit est particulier aussi, c’est ici que se trouve l’une des plus grande grotte de la baie, Hang Sung Sot, située en hauteur dans la paroie rocheuse d’une grande île. Du coup forcèment il y a du passage. L’annexe de notre bateau nous y conduit d’ailleurs sitôt rentrés du kayak. Découverte par un français, elle est juste incroyablement immense. Composée de plusieurs salles, la plus grande s’enfonce sur plusieurs centaines de mètres dans la roche. Une multitude de formes particulières que notre guide s’amuse à nous faire remarquer apparaissent dans la roche ici et là : des éléphants, un lion, un singe autour d’un stalactite, un viel homme en colère, un dinausaure, un couple s’embrassant etc… On y trouve également un énorme rocher clairement phallique pointant justement en direction d’un trou dans le plafond, que le guide après avoir rigolé appellera le doigt vers l’étoile (c’est ça!), et puis un gros rocher en forme de tortue protégé par un cordon de sécurité. Au Vietnam la tortue est signe de chance et de richesse. La tête du rocher-tortue est ainsi tout poli par tous les visiteurs l’ayant carressé pour attirer la bonne fortune sur leur famille, il y a même quelques billets autour en guise d’offrande. Du coup après avoir carressé la tête j’ai fait mine de ramasser tous les billets en criant “ça marche!” mais le guide a voulu que je les repose… Dommage ça aurait donné un peu de crédit à leurs croyances.

Chose intéressante, le plafond des différentes pièces de la grotte est tout creusé, rappelant la surface d’une mer agitée. C’est effectivement la mer qui lui a donné cette forme : il y a longtemps la grotte était immergée. Se situant aujourd’hui a facilement 80m au dessus du niveau de la mer, cela donne une certaine idée de l’amplitude des bouleversements qui ont dû transformer la région au fil du temps.

Il est alors temps de retourner au vaisseau-mère pour diner et passer la nuit au milieu des îles de la baie d’Halong, c’est classe. Avant de dormir toutefois il nous faut assister au coucher du soleil, qui ici envoit sacrèment du lourd, puis participer à une mémorable soirée karaoké. Les 2 vietnamiennes sont ultra-fans, le vieux chinois aussi avec d’ailleurs une étonnament belle voix. Je chante quelques chansons, mais avec Tim qui est chanteur dans un groupe (oui mais lui il est même pas docteur d’abord), les 2 anglaises qui se lancent dans des duos impeccables et bien marrants sur les spice girls (cliché alert!) et le vieux chinois à la voix d’or, j’ai du mal à justifier ma place ;) Mais peu importe, on rigole bien jusque tard et cela devient rapidement du gros n’importe quoi chanté à tue-tête. Pendant la soirée des vendeuses du village flottant viennent sur leurs petites barques pour nous vendre leur marchandise. Elles vendent la bière moitié moins cher que sur le bateau mais on n’avait soit disant pas le droit d’apporter de l’alcool de l’extérieur… Boarf aller! Seulement dans l’idée pure et belle d’aider la population locale je prends le risque de braver l’interdit, j’achète quelques bières à ces charmantes dames. Si ça, ça ne vous fait pas pleurer je ne sais vraiment plus quoi faire. Tant de compassion à l’égard de son prochain!

Le lendemain, nous naviguons de nouveau dans la baie pour rejoindre la plus grande île, Catba island. 354km2 de montagnes et de fôrets, une ville principale, plusieurs petits villages, des ports, un parc national, des routes pour relier tout ça, on est loin du petit îlot de base de la baie. Il est possible de louer des scooters, de faire le tour de l’île, de visiter les anciens hôpitaux militaires creusés dans les montagnes pour les protéger des bombardements américains, de faire trempette et tout plein d’autres choses. Nous ne ferons malheureusement rien de tout ça faute de temps, car notre décision est prise il nous faut rejoindre Ninh Binh ce jour afin de pouvoir en visiter les merveilleux environs le lendemain avant de rentrer à Hanoi. Avant de quitter notre groupe et de prendre un ferry pour le continent nous avons tout de même le temps pour une balade de 2h dans le parc national. Celle-ci se résume en fait à l’ascension, à travers une forêt luxuriante, d’une des montagnes centrales de l’île jusqu’à un point de vue particulièrement époustouflant. La montée est légèrement éprouvante surtout que nous sommes tous les 2 en tongue... (oui, on n’avait pas prévu le coup de la montagne et nos chaussures de marche sont restées dans nos gros sacs à Hanoi…). Mais bon on parvient au sommet entier et ça valait vraiment le coup : un océan de montagnes verdoyante s’étale sous nos yeux à perte de vue. Unique!

C’est ensuite une succession de bus, ferry, scooters (du port de Haiphong jusqu’à la gare de bus dans une circulation de dingue en passager sur 2 scooters différents) et bus de nouveau pour enfin arriver le soir à Ninh Binh, ville située à 100 km au sud d’Hanoi. Le bus nous lache un peu n’importe où en ville, mais par chance après avoir vainement tenté de nous repérer nous croisons quelqu’un qui se propose de nous emmener en scooter jusqu’à son hotel s’avérant justement être l’un des hotels repérés dans le lonely planet. Le Mini Queen Hotel, à recommander : pas cher, propre, wifi correct (après que je leur ai réparé leur connexion par contre), et restaurant très très bon marché qui proposait notamment, au grand bonheur d’Anaïs, de la Vache Qui Rit !! Ce n’est pas encore un bon camembert accompagné d’une bouteille de Medoc, mais c’est toujours ça….

Le principal attrait de la région de Ninh Binh est constitué par les mêmes formations rocheuses que dans la baie d’Halong, mais cette fois sur terre, au dessus de rivières, champs et rizières. 2 endroits sont particulièrement réputés pour y faire un tour en barque : Tam Coc (9km au sud) et près de Hoa Lu (12km au nord). Notre hotelière nous conseille ce dernier du fait que la rivière dont le lit passe autour des formations rocheuse mais aussi à travers, traverse 12 grottes contre seulement 5 (je crois) pour Tam coc.

Nous suivons son conseil et nous y rendons de bon matin à bord d’un scooter loué à l’hôtel pour la journée. Il est préférable d’y arriver tôt afin de précéder les cars de touristes en provenance d’Hanoi y faisant une excursion d’un jour. Nous embarquons dans une petite barque à fond plat avec 2 autres personnes et partons à la rame dans un circuit de 2h à travers une nature véritablement extraordinaire (attention hein quand je dis à la rame, je ne veux pas dire que nous ramions nous, une personne, un frêle petit vietnamien, était là pour ça (et puis aussi pour nous servir de guide accessoirement)). Nous traverserons effectivement une douzaine de grottes plus ou moins longue, accompagnant la rivière à travers les falaises immenses parsemmant la plaine, surplombant les champs. Dans certaines le passage se fait particulièrement étroit et même bas de plafond mais c’est toujours bien éclairé et notre rameur est adroit, nous passons sans embûche.

Ce majestueux décor est effectivement une baie d’Halong terrestre, c’en est presque troublant : 2 ensembles similaires de formations rocheuses, une en mer, une sur le continent à plusieurs centaines de km de là…. Mind blowing! Ici et là des temples dédiés à Bouddha sont creusés dans la roche au bord de la rivière donnant une touche mystique à l’endroit qui convient tout à fait. En revenant au point de départ nous voyons une file indienne interminable de petites barques qui entament le circuit, alors que nous n’en avions vu que 2 ou 3 pendant tout notre trajet. Comme quoi il était bel et bien primordial d’arriver avant les cars de touristes!

Nous reprenons le scooter et parcourons les ravissantes petites routes secondaires reliant Hoa Lu à Tam coc, comme conseillé dans les guides. Nous faisons un stop entre les 2 pour gravir les 486 marches de la montagne en forme de cloche près de Hang Mua. C’est un effort qui vaut d’être fait car la vue au sommet est renversante. D’un coté on aperçoit une section de la rivière de Tam Coc et de l’autre la plaine cultivée avec une petite ville à droite et d’autres formations rocheuses espacées les unes des autres sur la gauche.

Nous continuons ensuite jusqu’à Tam Coc et un peu plus loin jusqu’à la fameuse Pagode de Bich Dong. Celle-ci ne vaut pas vraiment le détour, elle est charmante incrustée ainsi dans plusieurs grottes de la montagne, mais vraiment rien d’extraordianaire. Le plus intéressant reste les paysages de la route y menant.

A 16h il est temps de rendre le scooter et de prendre le bus pour Hanoi. Notre avion pour Pékin décolle le lendemain matin.

De retour à Hanoi nous récupérons nos gros sacs et changeons d’hôtel (il y en a pas mal de moins cher à proximité). Nous sortons ensuite diner dans l’un des nombreux restaurants de rue déployant leur mini-tables et mini-tabourets sur les trottoires un peu partout. Nous dégustons un succulent barbecue vietnamien, sorte de pierrade avec légumes, morceaux de porc et de poulet, accompagnés d’une déliciseuse sauce toute simple au sucre, citron et épices.

Le lendemain à 5h30, un taxi vient nous chercher à l’hotel pour nous emmener à l’aéroport. Pendant tout le trajet, comme il laissait tourner son compteur, on se demandera si c’était bien le taxi que nous avions réservé et pré-payé en agence la veille, ou bien juste un taxi qui passait par là. Mais à l’arrivée il accepte notre voucher après avoir vérifié quelque chose au téléphone… Il avait quand même l’air bien surpris donc on ne sera jamais complétement sûr d’avoir pris le bon taxi ce matin là.. Mais bon on est bien arrivé, on n’a rien de plus à payer donc tout va bien, nous pouvons embarquer sur notre vol pour Pékin… Enfin Pékin…. C’était sans compter sur l’ingéniosité et les connaissances irréprochables en géographie de notre agence de voyage anglaise, Travel Nation. Oui parce que pour faire Hanoi-Pékin, Travel Nation nous fait passer par….. Koala Lumpur en Malaysie, si si! Et comme de juste, histoire de faire les choses à fond, avec une escale de 6h. Du coup on fait : 9h00 le 28/10 Hanoi-Koalah Lumpur, escale de 6h, Koalah Lumpur-Pékin. Dernier vol durant lequel nous avons certainement survolé notre point de départ au Vietnam et qui arrive à 1h du matin le 29, heure très pratique pour arriver dans une ville inconnue où personne ne parle un mot d’anglais…. Merci Travel Nation ! Youpi à vous, vive la drogue !

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