Pérou
La période relative au Pérou est couverte en 3 articles : Le trek en Cordiellera Blanca, le Machu Picchu précédé de Lima, du Sandboard et des iles Ballestas et enfin le Canyon de Colca. Les articles sont par contre présentés par ordre antéchronologique, du plus récent au plus ancien, 1 par page.
La période relative au Pérou est couverte en 3 articles : Le trek en Cordiellera Blanca, le Machu Picchu précédé de Lima, du Sandboard et des iles Ballestas et enfin le Canyon de Colca. Les articles sont par contre présentés par ordre antéchronologique, du plus récent au plus ancien, 1 par page.
francoisjeudy
23/05/2013
Pour en finir avec le Pérou, qu'avons nous fait à Arequipa ? Tout à fait, un trek! (pour changer)... Cette fois ce fut dans le canyon de Colca et, autre différence, nous l'avons fait par nous-mêmes, sans agence et sans guide. Besoin de personne quand on est des baroudeurs comme nous! Le départ des treks se fait depuis le village de Cabanaconde (6h de route depuis Arequipa), mais avant d'y arriver il faut absolument s'arrêter au mirador Cruz del Condor, où entre 7 et 10h on a toutes les chances d'observer des condors justement. Du coup le bus public ne convient pas forcément pour faire le trajet. Nous pouvons lui demander de nous déposer en chemin au mirador, mais cela signifie ensuite attendre 3h le suivant et repayer un billet (compagnie différente). Nous nous arrangeons donc avec une agence touristique pour prendre leur transport privé, emmenant les touristes en trek à Colca et faisant le stop au mirador. Cela nous coûte juste 3 $ de plus qu'un billet de bus public pour rejoindre Cabanaconde, parfait!
Vendredi 10 Mai - Jour 1
Le bus touristique vient nous chercher a l'auberge à 3h du matin, et oui il y a de la route à faire pour arriver assez tôt et voir les condors. De toute façon nous sommes ravis de nous lever si tôt, nous avions passé la nuit précédente dans le bus de Cusco donc absolument zéro sommeil à rattraper... M'ENFIN! C'est ainsi. Nous arrivons donc au mirador vers 8h. Le décor de montagnes et de canyon est splendide même en l'absence de ces majestueux oiseaux y evoluant. Durant les 45 premières minutes nous jouons de malchance, un seul condor en vue, posé sur un rocher pas trop loin en contrebas. Ce feignant bachibouzouk (oui maintenant que j'ai une grosse barbe, j'ai décidé de parler comme le capitaine) n'a pas l'air de vouloir décoller et de nous offrir le spectacle de son impressionnante envergure. J'hésite à lui lancer une pierre, mais avec tous les gardes du parc autour, mon intuition me dit que ça serait peut-être une mauvaise idée. Je m'abstients donc et patiente comme les autres. Enfin, 5 min amanager.e-monsite.come;part, celui-ci se decide. L'objectif du zoom d'Anaïs est toujours braqué sur lui (malgré nos crampes) nous filmons et mitraillons donc ce grandiose déploiement de plumes noires et blanches. Après quelques battements d'ailes le condor n'a plus qu'à se laisser porter pour s'éloigner de nous au-dessus du ravin en planant calmement. Notre car doit alors repartir, mais pour une raison inconnu le chauffeur s'arrête de nouveau de l'autre côté du mirador et nous demande de patienter... No way! Nous ressortons immédiatement pour courir au bord du ravin et là, incroyable, 5 condors font des cercles sous nous yeux, passant et repassant devant nous sans un bruit (à croire que ces saloperies attendaient juste que l'on s'en aille! Mais on les a bien eu avec notre feinte de départ. AHA!). Ce nouveau spectacle est eblouissant de majesté, vraiment.
Nous arrivons ensuite à Cabanaconde et quittons alors le groupe qui se dirige vers le trek classique via le petit village de San Juan de je ne sais plus quoi (trop de village San Juan). Nous decidons d'aller à l'opposé, et plus loin, où se trouve Llahuar, espèce d'oasis au bord du rio parcourant le fond du canyon, et surtout ayant des sources d'eau chaude naturelles à 35-40 degrés:) Après nous être grossièrement informé de la direction à suivre (la carte fournie n'est qu'un dessin avec une ligne pour le chemin, un trait bleu pour le rio et une maison au bout pour Llahuar... Youpi...) nous nous mettons en route. Toutefois le chemin est rapidement bien balisé ce qui nous permet d'avancer sans crainte. Le canyon de Colca est le plus profond au monde, le plus haut somment surplombant le fleuve à plus de 3990m. Le Grand Canyon aux USA n'en faisant que 2000m environ. Cependant ce n'est pas du tout la même configuration, Colca est un canyon dont le lit serpente entre de hauts sommets, il donne beaucoup moins l'impression d'une gigantesque faille dans la plaine comme le fait le Grand Canyon. Malgré cela, Cabanaconde est au sommet d'une plaine le surplombant de plus de 1200m, ce qui nous offre d'une part une pente particulièrement abrupte à descendre et d'autre part une vue magnifique. Pendant 3h nous descendons donc un chemin de cailloux glissant serpentant le long de la pente sous un soleil de plomb. Du coup une fois au bord de la rivière (se transformant en puissant torrent a certains endroits), je ne résiste pas à faire quelques brasses dans ces eaux relativement froides.
Un peu plus loin, de l'autre côté du rio, nous arrivons enfin à Llahuar. Cet endroit est veritablement isolé, constitué finalement qu'en tout est pour tout d'un hotel de petites cabanas, mais avec des propriétaires particulièrement sympathiques. Nous nous ruons aux sources d'eau chaude, petites piscines aménagées juste au bord de la rivière. L'eau est un régal, continuellement renouvelée par l'arrivée de la source puis s'évacuant dans la rivière. Cependant la rivière aussi est attirante : le courant semble assez costaud au milieu, et il y a plein de rochers tout lisses qui emergent de ci de là. Ni une ni deux... Bon ok, après quelques tergiversations, je decide de la traverser, sous les yeux ébahis et pleins d'admiration d'Anaïs (ou peut-être se moquait-elle de moi, on ne le saura jamais!). Le courant me fait dévier d'une bonne quinzaine de mètres en aval mais ça passe (le retour aussi). Avant le diner nous tombons sur un jeu de petits chevaux dans la salle commune. Oh joie! Durant 2 parties acharnées (toutes 2 gagnées par Anaïs (n'y a t il pas suspicion de triche? Je pense que si, mais bon je suis bon joueur tout le monde le sait)) nous retombons en pleine enfance. Enfin le soir sans aucune lumière à des km, sous un ciel sans lune et le spectacle éblouissant des milliards d'étoiles de la voie lactée, nous retournons aux sources d'eau chaude. Contempler un ciel si magnifique, tant d'étoiles apparaissant entre les silouhettes noires des montagnes, depuis une piscine à 40 degrés, c'est simplement merveilleux. Tant de pensées se bousculent dans nos têtes, tant de questions, on se sent si insignifiant devant une telle immensité...
Samedi 11 mai - jour 2
Il s'agit de remonté une partie de l'autre versant du canyon puis de le longer pour soit redescendre à l'oasis de Sangalle, soit plus loin au village de san Juan de Chuccho (oui le San juan dont je ne savais plus le nom tout à l'heure... Entre temps j'ai regardé). Nous voulions au départ aller jusque San juan, mais apres avoir marcher 3h au soleil, en passant au-dessus de l'oasis et des multiples piscines de ses hôtels nous ne resistons pas... Ah! Oui je sais! Ayez pitié de nous, faibles mécréants! Mais toujours est-il que nous entamons la descente vers ce lieu nous semblant paradisiaque. Face à nous, l'autre versant abrupte avec le chemin remontant vers Cabanaconde qu'il nous faudra emprunter demain matin... Faut qu'j'y pense pas! Les chambres de l'hôtel où nous arrivons ne sont pas chères et la piscine, avec sa mini chute d'eau, extra! L'eau est moins chaude que la veille mais c'est tout de même un délice. Nous faisons la rencontre d'un groupe de 3 françaises et 1 anglaises avec qui nous dinons. La maitresse des lieux est simplement hilarante, elle n'arrête pas de chambrer son mari (par exemple lorsque nous tendons notre argent au mari pour payer le diner, elle s'écrit que puisque c'est elle qui a tout cuisiné c'est à elle qu'il faut le donner, son mari n'a rien fait, ce feignant est pire qu'une femme enceinte, etc...), puis elle essaye de nous apprendre le Quechua mais sans grand succès.
Dimanche 12 mai - jour 3
Tout d'abord : bon anniversaire Papa!:)
Nous partons à 5h45 pour remonter le canyon jusqu'à Cabanaconde. C'est en effet une marche qu'il vaut mieux faire avant que le soleil ne pointe son nez au-dessus des montagnes. Les groupes sont partis à 5h, nous avons vu leurs lampes torches sur le versant en nous levant, he bien laissez moi vous, non sans fierté, qu'Anaïs et moi les doubleront tous. Nous ferons la marche estimée à 3h sur le plan en 1h45! Alors? Ça tape ou quoi ? Durant la montée le soleil se levant derrière les montagnes nous offre des paysages très sympa, et enfin le panorama (j'aime les panoramas) est particulièrement gratifiant. De Cabanaconde nous attendons le bus public de 11h en nous dorant la pillule sur la place centrale (surprise, elle s'appelle plaza de armas, no shit!) et retournons à Arequipa en 6h.
Le soir même nous prenons un bus de nuit pour Puno, ville au bord du lac titicaca qui sera pour nous une simple escale avant notre entrée en Bolivie, à COPACABANA ! Adios el Peru!
francoisjeudy
14/05/2013
Il est maintenant l'heure de vous parler du Machu Picchu! Énorme highlight du Pérou, qui a véritablement tenu ses promesses! Mais avant ça je vais tout de même aborder les 2-3 jours qui ont précédés... Si le suspense vous démange vous pouvez toujours sauter ces paragraphes... Je ne vous en voudrais qu'un tout petit peu;)
Dimanche 28 Avril - Lima en tant que ville ne présente pas énormément d'intérêt, quoique la plaza de armas (il ne faut pas s'étonner si vous lisez beaucoup de "plaza de armas" dans mes articles, il y a en a une dans rigoureusement toutes les villes du Pérou, voire d'Amérique du sud), celle de Lima donc est vaste, bordée par le palais présidentiel, par une cathédrale avec de magnifiques balcons fermés en bois ouvragé et sur les 2 côtés restants par des bâtiments jaunes colonial d'où ressortent d'autres balcons de bois ravissants (assez repandus dans le centre historique de Lima). C'est l'auberge dans laquelle nous allons loger pour la nuit qui est le plus surprenant. L'hotel España est un véritable musée! Statues, dont certaines sont gigantesques, sculptures, peintures dans des cadres magnifiques, et ornements divers jallonent tous les couloirs, escaliers, halls de impressionnante demeure. Celle-ci s'achève par une grande terrasse sur le toit où nous cohabitons avec un couple de paons curieux et chapardeurs (la traine du mal a malheureusement été coupée) et un couple de grosses tortues qui nous offrirons en spectacle leurs ébats amoureux (ou reproducteur, ça dépend si vous êtes romantiques ou pas!). Bref cet hotel vaut vraiment le détour (et pas cher avec ça).
Lundi 29 Avril - Nous prenons le bus tôt le matin pour nous rendre à Ica, au sud de Lima. La région offre 2 activités principales : le sandboard à Huacacina, du surf sur les gigantesques dunes de sable du desert environnant, et les îles Ballestas que l'on surnomme les Galapagos du pauvre. Le fait d'avoir pris un bus tôt nous permet d'atteindre Huacacina en début d'après midi pour le sandboard! Un énorme buggy de 10 places nous emmène à toute vitesse au milieu du desert, il dévale et monte les dunes tel un grand huit des sables, c'est tout simplement génial. Nous nous essayons alors au sandboard sur des dunes de plus en plus hautes. Sur les premières nous ne nous en sortons pas trop mal, pas besoin de tourner on dévale la pente debout sur nos planche surfer-style (bon ok avec quelques bonnes gamelles tout de même... Et le sable c'est plus dur que la poudreuse je vous assure et ca craque plus sous la dent, mais surtout des bonnes tranches de rigolade). Sur les dernières c'est une autre histoire, les pentes sont vertigineuses... Pas possible de partir tout droit, il faut tenter les virages... Ouais ba là on repassera, les belles courbes en effleurant le sable de la main, c'est pas pour cette fois. Je ferai la dernière à plat ventre sur la planche, ce qui permettra d'atteindre une vitesse assez sympatique!:) Directement après nous prenons un bus pour Pisco afin de pouvoir réserver et faire les îles Ballestas le lendemain matin.
Mardi 30 Avril - Il s'agit de se rendre aux îles Ballestas en bateau rapide (30 minutes), d'en faire le tour en 1h (il est interdit d'aborder) et de rentrer au port. La faune y est d'une incroyable diversité, surtout les oiseaux marins : Pelicans volant en file indienne au ras de l'eau, cormorans, et diverses sortes de mouettes dont certaines pêchent en se jetant telles des fusées dans l'eau, la mer est un veritable champ de tir. Sur les 3 îles ces oiseaux sont des centaines de milliers à nicher. De loin une énorme tâche noire recouvre les 3/4 de la plus grande île, il s'agit d'une colonie d'oiseaux! Le bruit est assourdissant! Pas etonnant qu'ils y récoltent le guano par tonnes chaque année. Nous verons aussi des lions de mer, en train de nager ou de se dorer la pillule sur les rochers, et des petits pinguins rigolos. Au retour notre bateau tombe en panne d'essence... Comment est ce possible sachant qu'ils font ce parcours 2 fois par jour, tous les jours depuis des années, je n'en sais rien mais toujours est-il qu'ils y sont parvenus. Chapeau!:p De retour à Ica en fin d'après midi, nous disons au revoir à Thierry et prenons un bus de nuit pour la fameuse Cuzco! C'est parti pour 18h de route:) c'est la fête...
Jeudi 2 Mai - Nous sommes arrivés la veille à Cusco et fort de notre expérience de Huaraz, nous décidons de prendre notre temps avant de nous lancer dans un trek avec le premier imbécile croisé dans la rue! Une journée pour nous reposer, visiter la ville et comparer les offres pour choisir la meilleure manière de nous rendre au Machu, c'est pas plus mal! Nous tombons sous le charme de cette ancienne capitale Inca (Cusco veut dire Nombril en Queshua, c'était véritablement le centre de leur empire). La place de armas est magnifique, les petites ruelles pavées bordées de murs d'origine inca nous replongent dans la vie de l'époque aussi surement que toutes ces peruviennes en tenues locales promenant leurs lamas à travers la ville. Ce soir là est l'occasion rêvée pour tester le fameux Cuy au restaurant, c'est à dire le cochon d'Inde grillé! Ils nous l'apportent entier, pattes, tête, dents de rongeur, rien ne manque... Très appétissant n'est ce pas? Ce n'est pas mauvais, pas très loin du poulet avec une consistance proche du poisson, mais il n'y a franchement pas grand chose à manger. C'est surtout l'occasion de faire quelques photos...inhabituelles.
Vendredi 3 mai - Trek jour 1
Premier jour très sympa puisqu'il n'y a pas de marche à pied mais seulement du bus pour arriver à un col embrumé en montagne puis 3h de descente en VTT jusqu'à notre première étape, le petit village de Santa Maria. La descente en vélo est au top! Route de montagne en lacets sur les flancs d'une vallée magnifique, à toute vitesse sans forcer:). Le soir au village nous rejoignons avec qq personnes de notre groupe les enfants du village pour une partie de football complètement folle. L'expérience est géniale! Je forme avec le petit Pedro un duo d'attaque de choc (ou pas) pour aller percer la défense adverse menée par une Anaïs en gardienne de but endiablée. Elle fît quelques beau arrêts mais s'est pris quelques bonnes patates aussi! Pas de pitié, le sport et la gagne avant tout;). Notre groupe me convient parfaitement... Nous sommes 11 et je suis le seul element masculin! L'avantage certain est que je peux manger à volonté, une fille ne finissant que rarement son assiette, à chaque repas j'en mange 2 ou 3 en plus de la mienne, et ça ça n'a pas de prix quand on marche toute la journée je vous assure! Une nouvelle fois le groupe est un vrai melting pot : 4 anglaises, 2 australiennes, 1 americaine et 2 hollandaises (tu bous là, hein Loïc:p).
Samedi 4 mai - jour 2
Cette fois ça sera plus de 7h de marche pour arriver à Santa Theresa. 2 faits marquants : nous marchons quelques heures sur une partie de L'Inca trail, chemin construit par les incas à flanc de falaise pour relier Cusco au Machu Picchu, et nous nous baignons dans des sources d'eau chaude naturelle juste avant d'arriver, en pleine nature.
Marcher sur le chemin Inca est fabuleux. On essaye de s'imaginer évoluant au milieu des nobles et des paysans Incas empruntant ces même marche il y a plus de 500 ans. Le travail pour réaliser ce passage semble pharaonique, et quelque peu dangereux : Entre la paroie et le bord du ravin il n'y a pas plus d'un mètre à certain endroits. Nous avons appris pas mal de chose sur les Incas, je ne peux pas tout vous dire ici mais voici quelques éléments qui m'ont particulièrement surpris. La dynastie des Incas n'a pas durée plus de 300 ans avant l'arrivée des espagnols en 1532. De plus avant le 9ème Inca (c'est l'empereur qu'on appelle L'Inca), ils n'étaient qu'une petite puissance autour de Cusco. Vers 1430 les Chancas les ont envahis mais se sont faits repousser par Pachacutec, le fameux 9ème Inca, alors que son père avait déjà fui (le naze). A partir de la, notre ami Pachacutec ne s'est plus senti et a commencé la conquête d'un territoire gigantesque qui deviendra en 2 générations l'empire Inca s'étendant depuis le sud de la colombie actuelle sur l'équateur, la bolivie, le nord du Chili et une partie du Brésil!! Parallèlement à ça il lance des travaux titanesques pour réorganiser les villes principales, mettre en place des voies de communications et des systemes de messagers et bien sur, faut pas deconner non plus, construire sa résidence d'été : le Machu Picchu. Celui-ci ne sera d'ailleurs jamais achevé, même si ils avaient commencé à y vivre. A l'arrivée des espagnols le chemin partant de cusco pour y aller est détruit sur une grosse portion, le Machu abandonné et jamais plus mentionné. Il ne sera redécouvert qu'au début du 20ème siècle par des paysans descendants des Incas. Les messagers sont des coureurs, carburant à la feuille de coca (sacrée pour les Incas (tu m'étonnes)), capables de couvrir de grandes distances en peu de temps grâce à un système de relais (comme le pony express mais sans chevaux). Un gars pouvait relier Cusco au Machu, près de 40km de petits chemins caillouteux et avec des dénivelés conséquents en moins de 6h. Bref, j'arrête de vous embêter avec tout ça, mais ca a quand même dû être rageant pour eux d'avoir bossé comme des dingues pour mettre tout ça en place en moins de 100 ans (!!) et de voir arriver une bande de conquistadors devant lesquels ils ne resisteront pas longtemps (guerres mais aussi maladies du vieux continent) tout mettre en pièce et prendre le contrôle...
Dimanche 5 mai - jour 3
Encore de la marche pour relier Santa theresa à Agua Caliente, ville au pied du Machu, le long de la voie ferrée de l'Inca Rail.
Lundi 6 mai - jour 4
2 options : soit monter en bus jusqu'à l'entrée du Machu, soit se taper les 2000 marches (Anaïs en comptera 1678 (de mon coté je comptais les cigarettes que je n'aurais pas du fumer;p)) de l'escalier Inca. Bien entendu nous optons pour la 2ème option, le Machu ça se mérite! pour cela il nous faut entamer l'ascension à 5h du matin, à la lampe torche. Nous parvenons au sommet parmis les premiers en 45 min. Le site est magnifique et très impressionant. Construit ainsi au sommet d'une montagne et à flanc de falaise, il est majestueux. Un guide nous balade alors pendant 2h dans le Machu et nous apprend certaines choses dont je vous ai parlé plus haut, et d'autres encore comme la technique pour casser et tailler les blocs de pierre, la symbolique de la croix Incas,... Si vous avez des questions n'hésitez pas:). Le Machu est divisé en 2 parties principales : la ville et les agricultures en terrasses. Bon pour le reste je vous laisse voir les photos:) Il est possible ensuite de faire l'ascension du Wayna Picchu, le rocher qui surplombe le Machu, visible sur toutes les photos habituelles du Machu. Mais Anaïs et moi decidons de faire plus fort : grimper la Machu Picchu Montana, qui s'élève à 700m au-dessus du site (2400m et 3080m). Cette fois c'est en 1h que nous accomplissons cette épreuve sous un soleil de plomb... Ce fut dur, mais le spectacle qui s'ouvre à nous en haut vaut tous les efforts du monde : une vue sur le Machu, le Wayna, la rivière serpentant en contre bas, et toutes les montagnes environnantes que veneraient les Incas (la Pacha Mama, la mère nature). Nous continuons ensuite à flâner à travers le site pendant quelques heures, plusieurs lamas sympathiques nous regardent passer sans s'offusquer, puis nous redescendont l'escalier Inca jusqu'à Agua Calientes. Il est 16h, nous marchons et grimpons depuis 4h du mat.... Je suis vanné! Là nous devons prendre le train puis un bus pour rentrer sur Cusco, mais bien sûr une erreur d'organisation fait que je me retrouve avec un billet de train partant 3h après celui d'Anaïs... Youpi, lorsque je la rejoins à l'hôtel à Cusco il est près de 2h du matin... J'ai dû tomber dans le coma à ce moment là je crois.
Les 2 jours suivants nous nous reposons à Cusco, visite de musée et balade dans les sites Incas environnants. Très sympa et ne demandant pas beaucoup d'effort, c'est parfait. Enfin le 8 au soir nous quittons Cusco la mort dans l'âme pour nous rendre à Arequipa.
Allez c'est tout pour aujourd'hui!
A++
francoisjeudy
07/05/2013
Hola todos!
Nous commençons le Pérou par être bloqués 1journée à Tumbes (prés de la frontiere) car nous comptons nous rendre à Huaraz, dans la region de la cordillère blanche, et le bus nous en rapprochant ne part que le soir. La ville ne présente pas bcp d'intérêt aussi nous squatons un internet café toute la matinée, et nous baladons un peu l'après-midi. La plage n'est qu'à 1h30 en bus mais on a franchement la flemme, cette journée de glande totale n'est donc pas complètement pour nous déplaire même s'il existe clairement des endroits plus sympa pour ça.
Nous arrivons via un bus de nuit à Chimbote à 10h, d'où nous nous rendons à Huaraz en (seulement) 6h de plus! Qu'est ce que c'est bien le bus, nous n'en n'avons pas marre du tout... Là c'est la course, il nous faut trouver un hotel et une agence pour partir en trek dès le lendemain matin! Un gars nous accoste à la sortie du bus et nous propse un hôtel qui s'avère en effet pas trop cher, nous le suivons donc. Une fois là-bas nous apprenons, EVIDEMMENT, que ce bon samaritain fait partie d'une agence touristique. Il nous parle ainsi de plusieurs treks dont le Santa Cruz (LE trek à faire dans la région) en 3 ou 4 jours. Nous hesitons car on aurait bien voulu consulter d'autres agences avant, mais il est déjà 20h, nous negocions un prix qui semble plutôt bon, et bien-sûr il nous pousse très habilemment. Finalement nous acceptons, et comme on le verra plus tard, ce fut une erreur (dans des proportions raisonnables, mais tout de même... 1 leçon à retenir : NE JAMAIS suivre et faire confiance aux personnes rametant à la sortie des bus! Vous voila prévenus et nous aussi). Je vais en finir dés maintenant avec nos misères car ce petit merdeux gagne-petit ne vaut pas la peine qu'on s'éternise sur lui : il vient nous chercher à notre hotel le matin à 6h pour nous emmener au minibus d'excursion d'une autre, agence. Tout d'abord il nous demande 100 soles de caution (40 $), alors que nous n'empruntons aucun matos, puis comme nous n'avons pas eu le temps de payer l'hôtel (qui garde nos sacs pdt le trek), il se propose de leur donner l'argent et leur rendre la clé de la chambre pour nous... Why not, la nana de l'hôtel nous a dit travailler avec lui depuis pas mal de temps. Nous le retrouvons a notre retour 3j plus tard, il faut parlementer et insister pour qu'il nous rende notre caution, ça passe, mais à l'hôtel c'est une autre histoire : ils n'ont jamais reçu ni l'argent ni la clé... Je retourne le voir mais comme par hasard son agence est fermée. L'hôtel l'appelle et il leur certifie que jamais on ne lui a donné quoique ce soit!! Il n'est question que de 20 soles ici, c'est à dire 8 $... Wahou! Le coup du siecle, bravo mon gars! J'explique à l'hôtel que cette personne est un voleur et un menteur, et qu'en plus il est maintenant en possession d'une de leurs clés... HOHÉ les gars inquietez-vous! Ils me croient soit disant mais me demandent tout de même de payer la chambre ET les cles perdues (28 soles). J'accepte de leur redonner 10 soles mais pas plus, qu'ils s'arrangent entre eux... Nous avons un bus de nuit à prendre, pas le temps de trainer (ou de faire esclandre).
Bref! Sinon le trek fut véritablement une aventure au top, dont voici le recit!
Jour 1 - Jeudi 25 Avril Nous partîmes non pas 500 mais tout de même 18 et 2 guides en minibus, tout dabord dans la vallée puis à flanc de montagne sur une route en terre, étroite et bordée d'un précipice de plus en plus vertigineux. Les paysages sont déjà grandioses, nous longeons plusieurs lagunes turquoises et sommes entourés par les monts enneigés de la cordillère dont beaucoup dépassent les 5500m. Dans un village nous echangeons le bus contre 5-6 ânes et 2 muletiers (ânetiers?), la marche commence vers 12h30. Première journée pas trop difficile, qui nous amène à notre premier camp dans une cuvette herbeuse au côté d'un petit torrent a 3700m d'altitude. Chacun monte sa tente et se repose en contemplant ce décor impressionnant. Les grandes étendues que nous avons traversées dans la journée sont peuplées de nombreuses vaches et chevaux mais sans aucun enclos pour les contenir, c'est à se demander comment les éleveurs font pour les retrouver le moment venu. Notre camp ne fait pas exeption nous recevons la visite de plusieurs bovins curieux dont un se prend d'affection pour Thierry, un français du groupe. Ce groupe justement que nous commençons a connaître de mieux en mieux est constitué de 3 autres français (Anaïs va pouvoir communiquer:p) Thierry, Sandrine et Quentin, Søren du Danmark, Chris d'Autriche, Christy de Chine, plus 2 sud-coréens, 2 anglaises et 5 israéliennes horripilantes (vous m'excuserez de ne pas retenir le nom de tout le monde). La nuit tombe vite et il commence à faire très, très froid. Le ciel est complètement dégagé mais malheureusement c'est la pleine lune ce qui nous empêche d'y voir éclater la voie lactée. Les rayons lunaires éclairant les monts alentours sont une bonne compensation. Les guides et les muliers préparent un repas chaud que nous mangeons dans une grande tente commune. Il faut savoir qu'un groupe de 5 israéliennes ça parle fort et de façon absolument continue, le mal de tête nous guette et cela ne viendra pas forcément de l'altitude!
Jour 2 - Vendredi 26 Avril Réveil à 6h après une nuit glacée et pour ma part très pauvre en sommeil. L'extérieur des tentes est complètement gelé! (oui vous pouvez nous plaindre si vous voulez). Une grosse journée nous attend : il nous faut atteindre le col Punta Union à 4750m puis redescendre à l'emplacement du 2ème camp à 4200m. L'ascension nous prend 4h, c'est dur mais tellement beau. Nous sommes tout proche des glaciers et de nouveaux plusieurs lagunes et cascades viennent agrémenter notre trajet. Nous prenons notre déjeuner à Punta Union, allongés sous un soleil magnifique, en attendant les israéliennes qui mettront 1h30 à arriver (sauf une.... montée à dos de mule). On notera que le lendemain, sur une marche de 6h, elles en mettront 3 de plus! (temps que nous attendront pour que le bus nous ramène à Huaraz...) A ce moment là notre exaspération pour elles frisait l'apothéose, mais elles ont quand même trouvé le moyen de demander au chauffeur de s'arrêter pour aller aux toilettes sur un trajet de 2h... En 9h de marche elles n'avaient apparemment pas eu le temps de faire pipi et ca ne pouvait plus attendre qu'on arrive... Il faut savoir que ces filles sortent de 2 ans de service militaire... On pourra juger de l'efficacité de l'entraînement fourni;)) Bref tout ça c'est le jour 3, revenons à nos moutons! Le panorama (j'aime les panoramas) qui nous est offert à Punta Union vaut tous les efforts du monde! Nous n'en avons pas envie mais il nous faut reprendre la marche vers la vallée. Celle-ci s'ouvre sous nos yeux sur des kilomètres et des kilomètres, c'est fantastique! Nous arrivons relativement tôt au camp ce qui nous permet de nous relaxer au soleil avant la froidure de la nuit. Le couché de soleil sur l'Alpamayo (5947m) et l'Artesonraju (6025m, connue pour être la montagne de la Paramount Picture) est majestueux. Par contre la nuit promet d'être encore plus froide, de plus après 2 jours à plus de 4000m nous sommes tous plus ou moins atteint du mal d'altitude. Il se concrétise par un petit mal de tête pour les plus chanceux (votre serviteur), ou par une migraine monstueuse et des vomissements pour les malchanceux (je vous laisse deviner qui!:p). Le remède : des feuilles de coca en infusion ou bien à mastiquer entre la joue et la gencive! Les feuilles de coca sont bénéfiques pour tout plein de choses (bon oui, elles servent aussi à faire la coke, mais certains d'entre vous pourront certainement y voir un benefice de plus!)... On en reparlera.
Jour 3 - Samedi 27 Avril Cette dernière journée consiste à rejoindre la vallée où nous attend le bus pour nous ramener à Huaraz. On nous annonce 8h de marche, du coup il faut partir à 6h... Réveil, enfin que je dis réveil, il s'agirait plutôt d'un simple lever pour ce que j'ai dormi! Ainsi donc lever difficile, le froid étant encore mordant mais la marche a tôt fait de nous réchauffer. Nous contournons Paramount mountain et rejoignons le lit d'un fleuve que nous suivrons jusqu'à notre destination. Le lit est large et sablonneux mais seule une mince rivière y coule au centre. Au fur et à mesure que nous avançons une multitude de cascades grandioses se jettent depuis le sommet des falaises nous entourant et viennent ainsi grossir la rivière qui peu à peu se transforme en un formidable torrent rugissant à nos côtés. De petits pâturages apparaissent, et toute une végétation de plus en plus verdoyante. La marche se passe bien mais la vallée semble sans fin, je pourrais dire que nous petions la forme mais ça ne serait pas exactement rendre justice à la réalité! Lorsque nous pensons être pratiquement arrivés, nous apercevons un attroupement au loin. Ce sont des hommes au travail, un éboulement s'est produit sur le chemin, il y a apparemment eu un leger accident. Ils nous font nous regrouper puis nous disent de passer d'un bon pas... Oui... Ou alors on peut faire un petit detour si vous voulez, y'a pas de problème vous savez on n'est pas si fatigué que ça en fait... Non? Il n'y a qu'un chemin? Bon... Nous nous lançons et tout se passe bien jusqu'à que j'entende Anaïs nous crier "courrez courrez!!!!". On part alors tous comme des dératés sous les rires des travailleurs. Rien ne se passe... Mademoiselle Chaillou aurait vu une petite pierre rouler vers nous depuis le haut... Bon en tout cas nous finissons par arriver, en seulement 6h, performance qui comme vous le savez ne servira pas à grand chose puisque nous attendrons certaines personnes 3h de plus.
Nous rentrons à Huaraz, réglons nos problèmes avec l'agence et l'hôtel et prévoyons de partir sur Lima en compagnie de Thierry le soir même. Le bus part à 22h30, nous avons donc le temps de dîner et croisons par hasard nos 2 compères français Sandrine et Quentin. C'est donc tous ensemble que nous nous essayons à la cuisine péruvienne : la pizza!! Et la bière, après 3 jours d'abstinence, ça passe très bien!
Je finis en vous disant que le bus que nous prenons pour Lima est veritablement au top! Une hôtesse est là, elle nous distribue des collations, oreillers, couvertures, les sièges s'inclinent horizontalement, etc... Bref on a jamais vu ça! Thierry a beau faire son blasé nous on sait qu'on est au paradis du bus!:) Ciao les enfants!