Nouvelle-Zélande

La période relative à la NZ est couverte en 2 articles : Première et deuxième moitiés du parcours (logique en somme). Les articles sont par contre présentés par ordre antéchronologique, du plus récent au plus ancien, 1 par page.

La période relative à la NZ est couverte en 2 articles : Première et deuxième moitiés du parcours (logique en somme). Les articles sont par contre présentés par ordre antéchronologique, du plus récent au plus ancien, 1 par page.

Chez les kiwis 2/2

18/09/2013

Lundi 29 juillet

Croyez-le ou non mais la chance est de notre coté ce jour là, même si initialement cela semble être l’exact opposé : comme on nous l’avait demandé nous appelons l’agence à 6h du matin pour avoir le statut du trek que nous devons faire mais celui-ci est annulé faute d’un nombre assez important de participants… Je peux vous dire que même lorsqu’on dort dans un van, se lever à 5h30 pour rien ça fait un tout petit peu chier. Du coup on se demande un peu quoi faire car ce trek est, de la bouche de tout le monde, un absolute must-do et la personne de l’office du tourisme local nous a assuré qu’il n’était pas faisable sans guide et équipement de montagne… Mais je vous le demande, est-ce-que ce genre de considération doit nous arrêter ? Non évidemment ! Enfin nous décidons tout d’abord d’aller juste faire un tour dans le parc de Tongariro et d’aviser à ce moment là. Le soleil est en train de se lever sur le lac Rotoaira qui borde les volcans de la région, donnant à l’eau et à la légère brume en train de doucement se lever une magnifique teinte rose pâle. 

Nous arrivons au parking marquant le début du fameux Alpine Crossing et décidons de l’entamer pendant 2h avant de faire demi-tour. Mais finalement nous verrons que le chemin, en tout cas sur la première moitié, ne présente pas de difficulté majeure, n’est pas encombré par la neige et que le temps est absolument radieux et ferons ainsi la totalité des 19,4km du trek en 6h10 par nous même, gratuitement :)

La diversité des paysages, leur magnificience, et l’incroyable entendu des panoramas en ont fait un des plus beaux treks du voyage et en tout cas le gros highlight de la NZ sans hésitation. La marche débute à travers la forêt s’étendant sur les pentes basses de massifs. C’est en sortant de cette dernière que nous comprenons effectivement l’ampleur de la splendeur qui nous attend. Les fumées des différents volcans s’échappent des profondeurs un peu plus au dessus et en nous retournant, la vue sur le lac Rotoaira et les montagnes alentour est déjà fabuleuse. Ca promet d’envoyer du lourd au sommet.

Le chemin qui serpente à travers des herbes hautes est extrêment bien balisé, petit à petit nous nous rapprochons des voluptes de fumée et des premières traces de neige. Le panorama s’ouvre de plus en plus loin au nord, jusqu’au grand lac de Taupo, situé par delà celui de Rotoaira, séparés par de petites collines et sur les reliefs d’un brun profond s’étendant à perte de vue à l’ouest.

Le volcan sur lequel nous marchons est entré en éruption seulement 11 mois plus tôt (chemin fermé pendant 4 mois) de plus plusieurs panneaux nous incitent à la prudence et à ne pas nous attarder plus que nécessaire en cette zone volcanique active… Tout cela est donc très rassurant. Enfin, tout de même les probabilités jouent en notre faveur, et de toute façon, quoi de plus excitant qu’une course sur les pentes d’un volcan poursuivi par de la lave en fusion ? Pas grand chose, on est d’accord. Nous persévérons donc.

Une fois passé le col, un gigantesque plateau s’étend devant nous, la neige est partout, mais parfaitement pratiquable. Par contre il nous faudra traverser ou même descendre plusieurs pentes verglassées pour arriver de l’autre coté, ce qui, sans crampon s’avère relativement périlleux (un faux pas et c’est une glissade vertigineuse de plus de 100m à travers les rochers et la glace). Mais comme son nom l’indique la majeure partie du plateau est plutôt plate et nous pouvons donc profiter du paysage composé de grandes étendues blanches immaculées parfaitement lisses, dont notamment le lac d’émeraude qui est alors gelé, mais sinon d’un splendide bleu turquoise.

Nous arrivons au bout du plateau, où s’élève le cône rouge d’un des volcans. A certains embranchements sur le parcours, nous avons l’opportunité de gravir en option divers sommets (ce que bien entendu nous nous abstenons de faire), mais cette fois le chemin principal passe effectivement par le sommet surplombant le cratère rouge vermillon de ce volcan. Heureusement que nous avons fait le trek dans ce sens là car les faces que nous devons gravir sont celles les plus exposées au soleil, elles ne sont donc pas complètement recouvertes de glace (sans crampon, cela aurait mission impossible). En contre-partie les descentes  sont comme je l’ai dit de vraies patinoires verticales. Mais je m’égare, j’avais juste à vous dire que (oui une fois encore, ça devient lassant) la vue depuis ce sommet d’où s’échappe une légère fumée, est époustouflante, dans absolument toutes les directions. J’en ai littéralement le souffle coupé.

Vers le sud-ouest nous apercevons même le mont Egmont, à presque 200km de là, qui semble flotter dans les air. La descente nous offre encore maintes et maintes magnifiques surprises. Bientôt nous quittons les contrées enneigées et finissons enfin, légèrement fatigués c’est possible, ce trek formidable. Alors un petit problème se pose : nous sommes au point B et notre van se trouve toujours au point A… Mais c’est sans compter sur la gentillesse des néo-zélandais. Sur le parking du trek un couple de fermiers nous emmène jusqu’à la route principale (accent du terroir à couper au couteau, tellement rigolo), où la première voiture à passer devant notre pouce levé s’arrête et nous dépose à notre van.

Mardi 30 juillet

Nous nous dirigeons vers Taumarunui pour y faire du kayak sur la rivière Whanganui (3ièm plus long cours d’eau de NZ, se déversant dans le détroit de Cook), mais seulement pour apprendre que c’est impossible en hiver… Dommage les photos avaient l’air superbes. Du coup nous optons pour la route 43, aussi appelée “The forgotten World highway” qui s’étend entre Taumaruni et Startford (près du mont Egmont) sur 158km. Cette route passe par de multiples petites villes pitoresques, dont Whangamomona qui s’est auto-proclamée micro nation indépendante (il est possible d’y acheter un passeport (argent reversé à des oeuvres)) et où apparemment une chèvre avait été nommée présidente… Nous traversons des paysages de vallées verdoyantes, un tunnel particulièrement étroit creusé dans la roche, surnommé “The Hobbit Hole”, et pouvons voir plusieurs chutes d’eau dont Damper falls que nous allons voir à travers des prés plein de moutons.

En fin d’après-midi nous arrivons à Stratford où nous passons la nuit au bord d’un lac entouré par une forêt particulièrement dense d’où s’élèvent de nombreux cris, chants, grognements, crissements, rugissements (bon ok, pas vraiment) durant la nuit. Il est possible que nous ayons entendu des kiwis mais sans savoir à quoi ressemble leur chant, comment en être sûr ?

Mercredi 31 juillet

Nous nous réveillons donc au pied du majestueux mont Egmont (ou Taranaki en maori), imposante montagne conique de 2518m considérée comme l’une des plus symétrique au monde. Différents treks sont envisageables, il est même possible de faire le sommet (mais cette fois, un équipement d’escalade et un guide sont rigoureusement indispensables).

Nous optons pour une marche de 2h-3h à travers la forêt sur la partie inférieure de ses pentes, jusqu’à un premier plateau offrant une vue dégagée sur la plaine en contre-bas et sur le sommet enneigé. Le mont Tongariro où nous avons marché 3 jours plus tôt est visible au loin. La forêt est particulièrement luxuriante, de multiples cours d’eau la traversent, et certains arbres prennent des formes fantasmagoriques sous les couches de mousse pendante qui les recouvrent.

Je m’amuse à parcourir la descente en courant et sautant à travers les arbres et les racines, et cela sans trébucher une seule fois! C’est bien non ? Nous reprenons ensuite le van pour rejoindre Waitomo plus au nord, en passant par la route 45, appelée “Surf Highway” car elle longe la côte propice au surf.

Jeudi 1ier Aout

Waitomo est célèbre pour ses grottes de vers luisants, ses rivères sous-terraines sur lesquelles il est possible de faire du mono-rafting (black water rafting) et ses puits de descente en rappel dans les grottes dont le plus grand s’ouvre sur plus de 100m de vide. Une option combinant toutes ces activités en 5h de temps nous semble particulièrement attirante :

-       Descente en rappel sur 30m. Tout se passe bien, aucune jambe ou cheville cassée à rapporter

-       Passage dans les “chambres” aux plafonds recouverts de vers luisants. Nous éteigons nos lampes frontales pour les observer dans le noir complet. Peu à peu nos yeux s’habituent à l’obscurité et des centaines de petites étoiles d’une lumière bleutée apparaissent au-dessus de nos têtes. Le vers luit pour attirer ses proies dans son piège consistant en un filament collant  pendant vers le bas (de toute façon avec les bizzareries des animaux, c’est soit pour arriver à copuler plus facilement soit pour arriver à tuer et manger plus facilement, ou soit les 2 à la fois peut-être ?). Au bout de quelques semaines, ils font un cocon et se transforment en mouche qui ne vivra que 1 jour ou 2 (n’ayant pas d’estomac pour se nourir) et don’t le but est cette fois de copuler et de pondre (voila, qu’est ce que je disais, manger et copuler c’est tout ce qui les intéresse).

-       Spéléologie à travers d’étroit conduits rocheux, ou malheureusement personne n’est resté coincé… Allez, ça aurait été drôle quand même, non ? Enfin sauf si ça avait été moi, bien-sûr. La seule chose qu’une des filles perdît au milieu d’un conduit fut une de ses bottes (notre guide la ramènera d’entre les morts).

-       Rafting sur des bouée individuelles, sur une petite rivière sous-terraine. Mais que les âmes sensibles se rassurent, notre vitesse de progression devait friser les 2km à l’heure environ! EXTREME! ;)

-       Et pour finir escalade d’une paroie rocheuse pour rejoindre la surface. Encore une fois, sympa mais vraiment trop simple pour que mon corps se sente obligé de produire un quelconque afflux d’adrénaline.

Le plus impressionant dans cette aventure multiple fut donc l’observation des vers luisants. On a vraiment l’impression de se trouver sous un ciel étoilé. A un endroit leur concentration était telle que l’on pouvait s’apercevoir les uns les autres!

Le jour suivant nous nous reposons sur la côte, dans la ville de Raglan, mais le mauvais temps nous empêche de faire grand chose. Nous retournons le 3 Août à Auckland où nous passons une dernière soirée avant de nous envoler vers le soleil et la chaleur des Fidji !

Bisous les kiwis!

Chez les Kiwis 1/2

02/09/2013

Après avoir fait un bond d'un jour dans le futur pour éviter la journée du 22 Juillet (nous partons de Tahiti le 21 à 18h et arrivons à Auckland le 22 à 22h), nous posons le pied sur le sol néo-zélandais. Nous n'avons que 13 jours pour en profiter, il va donc falloir se limiter. Il semble maintenant évident que nous n'aurons pas le temps de faire les 2 îles ; tant pis pour le vol Christchurch-Auckland réservé quelques semaines plus tôt nous nous limiterons finalement à l'île du nord (et tant pis pour les paysages grandioses promis par celle du sud, il y en a aussi au nord ne vous inquietez pas pour nous). Vu que le 23 c'est l'anniversaire de votre serviteur (happy birthday to me), nous restons une journée et soirée supplémentaire à Auckland avant de prendre notre van et partir en vadrouille.

 Auckland est véritablement une chouette ville, qui semble être particulièrement agréable à vivre.

Il est plaisant de marcher dans ses grandes rues commerçantes très dégagées, de flâner dans ses jolis parcs et autres espaces verts, de se perdre dans les petites rues piétonnes pavées, bordées d'anciens pubs à la bière attirante, de faire le tour de son gigantesque port de plaisance, de passer devant quelques monuments plutôt fantasques que vraiment sérieux (sans parler du mur rendant hommage aux "Suffragettes", féministes qui obtinrent le droit de vote pour les femmes en NZ, premier pays au monde à faire cette erreur (oui bon ça va je rigole, calmez vous mesdames))...

Impossible de manquer aussi la Sky Tower, tour de 328m ressemblant à une gigantesque seringue faisant un fix au ciel (cf. Lonely planet). D'en haut elle offre une vue à 360 degrés sur la ville, la baie et ses environs. Une multitude de petites îles parsèment en effet la baie d'Auckland, avec sur certaines des vignes et des caves, d'autres présentent une activité volcanique. Mais nous n'aurons malheureusement pas le temps de les visiter. En ce qui concerne le vin NZ on reste quand même loin du niveau de l'argentine et bien-sûr, sans chauvinisme exagéré (ce n'est pas du tout mon genre) de la France! Rien d'étonnant dans ce pays friand de sports extrêmes,  depuis le sommet de la tour il est possible de faire du saut à l'élastique (enfin un truc du même genre qui ne gifle pas les sauteurs sur la paroie de la tour) ou de marcher et de se suspendre au bord de la plateforme d'observation au sommet. 

Mercredi 24 juillet

 Nous récupérons notre maison-roulante le lendemain et partons en direction de la péninsule nord. Le van est très astucieusement aménagé. L'habitacle est constitué de 2 banquettes séparées par une table et sous lesquelles se trouvent des coffres de rangement. La table se démonte pour compléter les 2 banquettes et ainsi former un lit double sur toute la longueur et largeur du van. Dans le coffre se trouve la "cuisine" : un évier avec un robinet-pompe puisant dans un bidon d'eau, et se déversant dans un tuyau traversant le sol du coffre sur l'extérieur, une glacière fait office de frigo et un mini-réchauf de cuisinière à gaz. Il ne reste plus qu'à s'habituer à rouler à gauche comme un bon petit anglais et ça sera parfait!

Premier arret à Bay of Islands, où une gigantesque baie parsemée d'îles, îlots et autres gros rochers ouvre ses bras à l'océan. Malheureusement le temps est pluvieux et brumeux, nous ne pouvons donc pas en apprécier pleinement la beauté. Le lendemain matin par contre ce sera plus appréciable.

Nous nous rendons au I-Site de la ville, sorte d'offices du tourisme ultra-efficaces qui nous aideront énormément tout au long de notre séjour en NZ, où nous prenons cartes, prospectus, guides gratuits de la région et nous informons auprès du personnel. La balade en bateau dans la baie coûtant une fortune, et étant presque inutile par un temps pareil, nous utilisons notre après-midi pour nous balader dans les alentours : vues panoramiques, chute d'eau, et surtout le lieux où le premier traité constitutionnel entre les colons et les maoris fût signé (je ne sais plus en quelle année). Le soir nous souhaitons trouver un endroit gratuit pour garer notre van pour la nuit. Mais ce n'est pas simple, car ils n'aiment pas trop les vans qui se garent n'importe où la nuit. Nous sommes fortement incités à nous rendre dans un camping accueillant les vans, et il n'y en a que des payants dans le coins, à 16$ par personnes... Allooooo on a pris un van pour ne plus avoir à payer de logement, pas pour en payer 2 nom de nom! Nous tentons donc un parking excentré prés de toilettes publiques et nous nous installons. Au moment de nous coucher, une voiture de la sécurité s'arrête et le chauffeur vient toquer à la porte, mais devant notre silence acharné il n'insiste pas et s'en va (bon on l'a tout de même vu noter un truc sur un papier, on aura peut-être l'heureuse surprise d'une amende qui sait) (J’ai tellement de retard dans le blog que je peux maintenant ajouter qu’il n’y a pas eu d’amende:p).

Jeudi 25 juillet

Ce matin ci le temps est plus dégagé, ce qui nous permet de mieux apprécier la vue sur la baie mais nous décidons quand même de ne pas nous attarder d'avantage et de continuer notre route vers le nord. Nous arrivons à l'extrémité nord de la NZ, Cape Reinga, en fin de matinée. Le paysage est éblouissant. Des hauteurs de la pointe nous observons à l'est les falaises noires tombant sur l'océan Pacifique et à l'Ouest les longues plages de sable et de rochers bordant la mer de Tanzanie.

Enfin, face à nous, les eaux de ces 2 géants qui se rencontrent avec puissance dans un bouillonnant tumulte aquatique. Observer ainsi la rencontre si flagrante de 2 mers, 2 courants, 2 eaux de teintes différentes avec face à soit l'océan à perte de vue, c'est terriblement impressionnant. L'endroit est également important pour les maoris du fait de sa valeur mythologique. C'est en effet ici que les âmes des morts entament leur ultime voyage pour rejoindre la terre originelle du peuple maori.

Nous nous rendons ensuite au pied des gigantesques dunes de sable de la pointe nord, côté ouest. Pour revenir vers le sud, soit nous reprenons la route normale soit nous roulons sur la "90 miles beach", longue plage toute droite de 85km de long! Après quelques hésitations (on ne conduit pas un 4x4, mais plutôt un gros veau peinturluré, on ne sait rien de la marée et l'accès à la plage passe par le lit sableux d'une rivière) je me dis qu'il vaut mieux avoir des remords que des regrets et lance alors le van à l'assaut de la plage! Yeah! Ça passe pour accéder à la plage, une fois dessus ce n'est plus qu'une partie de plaisir! Le temps est splendide, la marée est basse (quoique montante,  il ne faudra pas s'éterniser), la mer de Tanzanie s'échoue sur la plage à travers une dizaine de rangées de rouleaux puissant, c'est parfait! Le van file à plus de 100km sur le sable solide d'une marée basse digne de ce nom, et lance de superbes éclaboussures en traversant les grandes flaques d'eau salées abandonnées ici et là. Les cheveux au vent, la musique à fond, on est au top, on vole au-dessus de la plage.

Nous continuons notre route vers le sud et c'est la jauge d'essence qui nous oblige à nous arrêter après avoir frôlé la panne sèche sur plus de 30km de petites routes en forêt. La station service ouvre ses portes à 7h du matin, d'ici là nous passons la nuit dans un endroit tranquille où personne ne viendra nous poser de question.

Vendredi 26 juillet

Debouts aux aurores nous prenons la route de Matamata, à 2h au sud d'Auckland, ville à côté de laquelle se trouve la comté et Hobbiton, que nous devons visiter le lendemain (oui, ce petit prétentieux aux pieds poilus de Frodo ne reçoit que sur rdv). Nous en profitons pour passer par la grande forêt tropicale du nord où se trouvent les plus gros spécimens de Kauris de NZ. Ce sont des arbres géants, rappelant les baobabs d'Afrique, dont les plus vieux et les plus grands représentants ont plus de 2000 ans, un tronc de 15m de circonférence et de 18m de hauteur, pour une hauteur totale de 50m. Étrangement toutefois, ils sont particulièrement fragiles. Leurs racines sont molles et souffrent mal qu'on marche dessus, de plus ils sont sensibles aux germes si bien que nous devons laver et brosser nos chaussures avant d'entrer dans la forêt. Ces arbres sont importants pour les maoris. Le plus gros Kauris, Tane Mahuta, est le fils du Ciel et de la Terre. C’est lui qui sépare leur étreinte primale pour apporter la lumière, l’espace et l’air et permettre ainsi à la vie de fleurir. Tane est donc le père de toutes créatures vivantes ! On est tous frères et sœurs en gros… Une seule et même famille… Peace and love people !

Je ne sais pas si cela vous est apparu clairement à la lecture de l'article mais ca fait donc 3j que l'on n’a pas pris de douche... (ce qui, soit dit en passant, cadre bien avec l’ambiance hippie des papas Kauris). Mais pour tout de même y remédier avant de sentir trop fort la nature nous arrêtons notre van dans un camping et usons de leurs infrastructures (comprenant d’ailleurs 2 piscines de sources chaudes naturelles, ce qui n’est pas désagréable).

Samedi 27 juillet

Le grand jour est enfin arrivé : HOBBITON, ou le plateau de tournage des trilogies du Seigneur des anneaux et du Hobbit (pour ce qui est des scènes se déroulants dans la Comté bien évidemment).  Le village Hobbit est maintenant construit en dur, ce qui n’était pas le cas lors de la 1ière trilogie. Un business bien pérenne se profile donc pour les gentils fermiers (lucky bastards) à qui appartiennent toujours ces terres magiques. Les paysages alentours nous plongent d’ors et déjà dans l’univers du film, les collines d’herbes verdoyantes à perte de vue parsemées de petits bosquets touffus correspondent exactement à ce qu’on s’attend à voir dans la Comté.  Mais enfin un mini bus nous amène à l’entrée du village !!! Anaïs ne tient plus en place !! ;)

Le village est bien plus vaste que ce à quoi je m’attendais, pas loin de 30 maisons de hobbits sont en place, un gigantesque potager (avec de vraies plantes svp) au centre, la plaine de reception avec les tentes où Bilbo fête ses 111 ans, le pont, la place centrale du village avec le fameux pub The Green Dragon. la superficie couverte par l’ensemble est très impressionnante. Mais les « trous » de Hobbit ne sont pas tous construits à l’échelle 1. Seules les maisons de Bilbo/Frodo et de Sam sont grandeur nature, certaines sont à l’échelle 1/75, d’autres 1/50 et la plupart à 1/25 (et oui, ça coute moins cher). Et puis, non, désolé, mais ils n’ont pas fait l’intérieur des maisons, derrière la plupart des portes il n’y a que de la terre, et seulement un petit espace derrière celles utilisées pour des plans où des gens entrent ou sortent de la maison. Le souci du détail dans tous les coins et recoins du village est juste hallucinant, et cela même si les endroits n’apparaissent strictement jamais dans les plans du film. Peter Jackson voulait faire en sorte que les acteurs et figurants se sentent véritablement dans un village habité depuis des générations. Par exemple, en divers endroits du village se trouvent des cordes à linge. Et bien une personne a été payé pour aller mettre et enlever du linge sur toutes les cordes 2 fois par jour pendant les 2 semaines précédant le tournage afin que les chemins menant aux cordes aient l’air utilisés… WTF Peter ?!! Notre guide nous abreuve d’anecdotes de ce type tout au long de la visite, c’est très amusant. Je vais vous épargner et ne les racconterai qu’aux gros geeks qui me les demanderont J Nous finissons la visite par une petite collation alcoolisée à base d’orge au Green Dragon. Il est ensuite temps de reprendre une activité normale et de revenir dans la vraie vie…. J’ai bien demandé si je pouvais rester habiter là avec Frodo mais ils ont cru que je rigolais.

L’après-midi nous nous rendons en zone thermo-active, à Rotorua. L’activité thermale du parc Te Puia est telle que le soufre (aka l’œuf pourri) se sent dans toute la ville (oui, c’est ça, en gros ça pue). Nous souhaitons également voir des kiwis (l’animal emblématique de la NZ, pas le fruit) et à moins de passer 3 nuits dans la jungle à les rechercher sans grande chance de succès, il nous faut aller dans une maison du kiwi pour observer dans son univers nocturne cette petite boule de plumes brunes tellement fines que l’on croirait des poils, au long bec pointu et aux pattes de poulet. Le parc Te Puia nous offre à la fois cette maison du kiwi et les inombrables geysers, étendues de boue bouillonnante, marmittes naturelles, et puissants jets de vapeur nous donnant l’impression de parcourir un vestibule menant en enfer dans les entrailles même de la Terre. Le contraste entre la  beauté et le calme de la tanière du kiwi (photos interdites malheureusement) et l’univers chaotique de Te Puia est saisissant. Certaines étendues de boue en ébullition sont si vastes qu’elles semblent ne pas finir, les geysers que nous avons la chance de voir jaillir, crachent leurs puissants jets d’eau à plus de 20m de haut au dessus de formations rocheuses difformes et les marmittes naturelles d’eau bouillante donne l’impression d’attendre nos âmes damnées pour l’éternité. Hahaha ok j’en rajoute un peu ce ne sont pas non plus les 7 cercles de l’enfer de Dante, mais même si c’est magnifique on n’est pas faché d’en sortir. Pourtant nous remettrons ça le lendemain avec le site de d’Orakei Korako.

Dimanche 28 juillet

Après une nuit glaciale au beau milieu de nulle part, nous entamons cette journée de bonne heure en nous rendant sur le site d’Orakei Korako, où la formidable activité géothermique vieille de plusieurs millénaires donne au sol et aux roches une très grande variété de couleurs, tant et si bien qu’un endroit particulieur du site prend le nom de “Palette de l’artiste”. Il nous faudra tout de même attendre que le brouillard matinal se lève avant de pouvoir pendre le bateau pour traverser la rivière séparant l’entrée et le site lui-même  mais cela vaudra vraiment le coup, l’endroit est tout simplement sublime.

Nous passons ensuite par Taupo et longeons son gigantesque lac s’étendant jusqu’aux premières montagnes du parc national de Tongariro au sud, notre destination. 

Ce parc est fameux pour ses hauts volcans, toujours actifs, et les nombreux treks qu’il propose aux marcheurs professionnels de notre espèce (si!) dont le plus réputé : The Alpine Crossing, 19,4km passant par le sommet du mont Tongariro s’élevant à près de 2000m et entouré de plusieurs volcans actifs et enneigés J Ca promet! Et je vous raconterai ça dans le prochain post bande de petits sacripants.