Indonésie

La période relative à l'Indonésieest couverte en 3 articles : L'intérieur des terres de Bali, la côte et les îles Gili, et un 3ème article reprennant l'ensemble avec la vision d'Anaïs et de ses parents. Les articles sont par contre présentés par ordre antéchronologique, du plus récent au plus ancien, 1 par page.

La période relative à l'Indonésieest couverte en 3 articles : L'intérieur des terres de Bali, la côte et les îles Gili, et un 3ème article reprennant l'ensemble avec la vision d'Anaïs et de ses parents. Les articles sont par contre présentés par ordre antéchronologique, du plus récent au plus ancien, 1 par page.

Bali en famille (by Anaïs)

04/11/2013

Comme vous l'avez compris mon programme n'a pas été totalement le même que celui de François durant notre séjour a Bali. Pas facile de s'adapter à deux programmes. Eh oui un parisien ne se mélange pas aux provenciaux..

A l'arrivée mes parents passèrent par une agence "balipassion" qui leur concocta un programme personnalisé plutôt sympa avec des guides parlant francais. Je pris part a leur programme pendant quelques jours a partir d'ubud. Pour notre première excursion ensemble nous découvrons le côté artisanal d'ubud avec ses nombreuses fabriques aux alentours. Nous commençons par une immense galerie de peintures balinaises assez impressionnante, puis continuons sur une fabrique de bijoux en argent. Nous y resterons un petit moment le temps qu'Annie et  maman dévalisent la boutique et que papa nous expose ses talents de négociateur. Nous terminerons enfin par les sculptures faites avec différents types de bois.

Apres cette petite après midi ils me déposeront a mon hôtel pour rejoindre le leur qui ne semble pas à côté. Nous dînerons quand même tous ensemble le soir, mais malheureusement étant situés dans un hotel au fin fond des rizières (donc très sympa et terriblement typique mais éloigné de tout) il n’y a personne (pas même un taxi) pour les ramener après 21h30 ! La soirée fut donc assez courte…

Le lendemain après-midi une fois avoir trouvé un hôtel pour les parents juste en face du nôtre, je retourne avec eux (ça sera la 3ème fois pour moi tout de même) dans la fameuse forêt des singes que je trouve toujours aussi jolie. Bien-sûr je ne manquerai de leur faire acheter des bananes pour les singes. Les animaux ne tardèrent pas a repérer les fruits cachés sous le tee-shirt de christian et de mon cher papa. Très drôle! Ces gros macaques excessivement gourmands les agrippèrent rapidement pour récupérer leurs dûs. Nous nous baladerons ensuite dans la fôret entourant le temple avant d'en ressortir avec des milliers de photos.

Le soir nous dînerons dans un petit restaurant d'Ubud toujours aux spécialités balinaises animé par un petit concert.

Le 15 septembre au matin je rejoins mes parents pour une excursion d'une journée cette fois avec un guide ne parlant pas français. Au moins ça m'entraîne. Nous commençons par la visite du temple hindhouiste qui comporte un magnifique jardin très fleuri et une grande fôret d'une végétation très dense menant à une rivière le long de laquelle nous nous baladerons. Les paysages sont splendides. Nous continuons par le temple Titra Empul. Celui-ci est assez grand et comporte plusieurs bassins à fontaines dans lesquels les hindhouistes viennent se purifier et prier. Ils rentrent dans le bassin vêtu de leur sarong l'eau à hauteur de leur poitrine et passent d’une fontaine à l'autre en récitant des prières. Ce jour là, nous avons la chance d'assister à de nombreuses cérémonies. Une multitude de familles passent les unes après les autres devant le Brahman (prêtre hindou) qui incantent des prières. Le spectacle est particulièrement intéressant. Nous resterons un moment à les observer.

Le guide nous amènera ensuite manger dans un restaurant avec une vue magnifique sur des rizières et situé dans une exploitation de café luwak que nous visterons. Il s'agit du cafe récolté dans les excréments d'un animal ressemblant à un petit renard. En effet l’animal permet de trier les grains de café en ne mangeant que les bons et en les rejetant entiers ensuite. Ces grains sont alors récupérer et transformés en café. Le repas est plutôt bon et regroupe différentes spécialités balinaises. Nous dégusterons egalement différents cafe et thés. Malheureusement le temps n'étant pas au rendez-vous l'apres-midi s’annonce plutôt courte nous commencons à prendre le chemin du retour. Sur la route nous passons par d'immenses rizières formant des terrasses, magnifiques! Des femmes travaillent dans ces terrasses. Le guide nous propose de nous arreter pour les rencontrer, ce que nous faisons avec plaisir! Celles-ci ne parlent pas anglais l'échange sera assez restreint mais nous ferons quand même quelques photos avec elles. Le travail des femmes dans ce pays est assez impressionnant, elles travaillent beaucoup plus que les hommes et surtout ont des métiers très physiques même les plus âgées.

Avant d'arriver à ubud nous demanderons également s’il est possible de visiter une maison balinaise. Nous ferons donc une petite halte dans l'une d'elles. L'enceinte comporte 3 petites maisons avec 3 familles et un petit temple au milieu. L'entrée est plutôt somptueuse avec une magnifique porte en bois sculptée, une multitude d'offrandes disposées devant comme devant toutes les habitations. L’interieur des maisons semblent au contraire plutot rudimentaire. Les habitants étant présents nous ne resterons pas longtemps. Apres cette journée vraiment intéressante nous finirons le soir par un buffet balinais à volonté dans un restaurant d’Ubud. Un regal! Les plats balinais contiennent beaucoup de  viandes en sauces et sont accompagnés de riz. Dommage pour ceux qui ne sont pas venus! Toujours ces parisiens...

Je dirais au revoir à mes parents et leur amis pour quelques jours avant de les retrouver a Amed avant le depart pour les îles Gili. Ils arriverons assez tard le soir. Avec François nous nous ferons amener en voiture à leur hôtel pour diner avec eux. L’endroit est magnifiqie situé dans les hauteurs d’Amed, il fait nuit malheureusement mais la vue semble splendide. Ils nous raconteront le deroulement de leurs jours précédents. J’ai quand même loupé Marie-Françoise faire du snorkeling ! Dommage ! Apres le diner nous nous ferons racompagner en scooter par le personnel de l’hôtel rentrant chez eux.

Le lendemain c’est le depart pour les Gili. N’étant pas sur le meme bateau que mes parents nous aurons le temps d’arriver et de trouver une guest house avant de les retrouver. Nous sejournons sur l'île Gili Trawagan , la plus grande. 1h de marche pour faire le tour quand même. Après que maman se soit un peu remise du trajet en bateau légèrement agité nous emprunterons deux charettes tirées par des chevaux, un des seuls moyens de transport sur l'île avec les vélos. C'est partie pour la recherche de l'hôtel parfait. Après plusieurs visites, ils opteront finalement pour un très bel hôtel donnant sur la plage à l'écart des nombreux bars plutôt bruyants de l'île. Un peu de confort ca fait du bien!

Nous resterons 3 jours sur l'île avec un programme assez chargé,  bronzette, snorkeling, balade autour de l'ile, mix juice a volonté, apéros et repas les pieds dans le sable tout ça sous un soleil éclatant. C'est dure la vie ! J'oubliais, il y en a qu’en même certains qui auront le courage se lever a 6h pour faire quelques footing autour de l'île et qui nous offrirons un spectacle plutôt mémorable de concours de plongeons en piscine! Vidéo a l'appuis! Nous finirons même une des journée par un magnifique coucher de soleil sur la plage avec photos de sauts complétement improbables :)

Etant déjà venue il y a 4 ans dans ce même endroit, j'ai vraiment été désagréablement surprise du changement. Il y avait déjà beaucoup d'hotels et de restaurants mais là ils semblaient deux fois plus nombreux avec autour des coins semblant abandonnés et une végétation plutôt pauvre. Heureusement que la plage reste jolie avec une eau turquoise sur fond de sable blanc...

Après ces trois jours de détente,  c' est l'heure des au revoirs et de reprendre le bateau… :( Finis les vacances et ce petit retour aux sources ! Merci en tout cas à tout le monde d'être venu nous voir cela nous a fait très plaisir!

Bali et le Gili Gili

29/10/2013

Nous arrivons le 16 septembre à Pemuteran, après notre ascension nocturne du mont Batur. Il n’est que midi mais il est tout de même trop tard pour aller plonger autour de l’île Menjangan, cela attendra donc le lendemain. Pour le moment le plus urgent est de nourrir Loïc qui devient grognon dès qu’il passe plus de 2h sans manger et de trouver un logement. Nous organisons ensuite notre journée du lendemain qui suivra un planning relativement serré : excursion-plongée sur l’île de Menjangan à 9h, 2 plongées pour 750 000 Rp, retour à Pemuteran vers 15h enchaînant avec 4h de mini-van pour nous rendre directement à Amed, ville située sur la côte ouest à l’autre bout de l’île. Une fois ces formalités accomplies nous pouvons enfin nous relaxer sur la plage de Pemuteran, sans éviter toutefois de faire un détour d’à peu près 3km pour nous y rendre (notre erreur est toute bête : avoir fait confiance au sens d’orientation de Loïc, mais on ne nous y reprendra plus). La plage est assez atypique puisque le sable y est complètement noir (activité volcanique oblige) ce qui a finalement pour seul inconvénient de donner une couleur sombre à l’eau, l’avantage principal étant quant à lui qu’on n’est pas obligé de se déformer tout le visage en plissant les yeux dans une atroce expression de souffrance dès qu’on enlève ses lunettes de soleil. Il n’y a quasiment personne, l’eau est merveilleusement bonne, la bataille de sable mouillé peut commencer. 

Le lendemain matin un bus vient nous chercher à l’hotel pour nous emmener à l’embarcadère, où des centaines de grosses barques à moteur attendent les touristes avec avidité. Heureusement c’est la basse saison et l’usine tourne au ralenti :)

Anaïs, Nico A et moi, les certifiés PADI, montons sur un bateau à part, tandis que Nico B et Loïc monte sur celui des débutants (aka le bateau de la honte ;p). Le temps est splendide, la traversée du canal entre Bali et la petite île de Menjangan est donc particulièrement agréable même si ça bouge un peu.

Mais comme nous passons derrière l’île, le vent venant des terres, la mer redevient d’huile. Nous passons devant un très joli temple hindouiste où une énorme statue d'u dieu éléphant (Ganesh ?) nous souhaite la bienvenue. La plupart des bateaux sont là pour faire du snorkeling, les notres s’en éloignent donc un peu et nous nous préparerons à notre première plongée balinaise !!! Trop hâte de plonger avec le père Audy !

C’est parti, nous plongeons le long d’un mur abrupte tout plein de coraux (j’adore cette configuration pour la plongée : de la profondeur en dessous, un mur et des cavités avec plein de coraux et des poissons d’un coté, et le grand bleu de l’autre coté). Aujourd’hui, même si les gros poissons ne sont pas au rendez-vous (requins, barracudas, raies,…) la très grande diversité de couleur et de forme de la faune et de la flore est éblouissante. Digne de ce que nous avons pu voir aux Fidji et en Australie. Nous verrons notamment un banc de poissons chauve-souries, quelques murènes et des arbres-coraux gigantesques.

Entre les 2 plongées nous déjeunons sur les bateaux puis retrouvons Loic et Nico B dans l’eau turquoise alentour pour une petite séance de snorkling avant la 2ème plongée. Sur le trajet de retour, Nico B commet enfin une erreur stratégique d’exposition aux UV maléfiques : il ne met pas de T.Shirt ! Oh non…. La rougeur qui avait déjà atteint ses avants-bras se répand alors avec délectation sur cette peau blanche sans défense. C’est un carnage.

Nous prenons ensuite la route pour Amed en mini-van, où nous arrivons  à la nuit tombée. Par hasard nous tombons sur l’hotel de l’homme le plus gentil du monde, hotel Bila. Non mais sérieusement, il accepte de baisser le prix des chambres à 80 000Rp par personnes (soit 5€), il nous offre un verre de bienvenue, il nous offre le dessert du diner, il nous emménera à l’autre bout de la ville en voiture un soir pour aller voir les parents d’Anais, etc. On en vient si sérieusement à se demander s’il n’a pas prévu de nous assassiner durant notre sommeil que quelques frissons me parcourent le dos. Mais en fait non, il est juste très gentil (il en reste encore quelques uns apparemment) et son hotel-restaurant a juste un excellent rapport qualité/prix. En plus il héberge le bureau secondaire d’un centre de plongée ce qui nous permet d’organiser les plongées du lendemain avec leur très gentille employée, française de surcroit, Karine. Celle-ci nous conseille en supplément une soirée dans un bar sympa pas très loin, le Pacha (original, je sais). Au programme, musique live d’un groupe Balinais alternant des chanteurs plus ou moins doués, puis House, RnB et autres chansons Rihanna-like qui avec la présence de ces messieurs Loïc et Nico A/B, me font revenir en mode Corcorans à toute vitesse. Il ne manquait que la Vodka-Get.

Le 18 au matin nous plongeons donc de nouveau, et cette fois sur le site de l’épave du USS Liberty, bateau de guerre américain datant de la secondaire mondiale et coulé par les japonais. Initialement échoué sur la plage d’Amed, une éruption du volcan voisin en 1963 le repoussa dans le mer où il repose aujourd’ui presque parallèlement à la côte. Son plus haut point se situe à 5m de profondeur, quant au bas de sa coque il repose à environ 30m pour le point le plus profond.

Etant donné qu’il est dans l’eau depuis 50 ans il est grandement recouvert de coraux et de nombreux poissons et autres représentant de la faune aquatique y ont élu domicile. C’est très impressionnant d’évoluer autour, au-dessus et même à l’intérieur des grandes salles de ce vaisseau. On s’attend presque (ok, on espère un peu) voir quelques squelettes de marins oubliés là, mais ça n’arrive malheureusement pas. Nous passons notamment par une grande salle de stockage (il me semble), largement ouverte sur l’extérieure, et également devant le gouvernail du navire (étonnement petit). L’ambiance est vraiment différente que lors d’une plongée normale, il y a toute une histoire tragique autour de l’épave

Loïc, ce petit privilégié, verra une tortue marine passer tout près de lui, mais ça ne sera pas notre cas (rappelez vous les articles précédents : la poisse de la tortue :p Nous avons contaminé le pauvre Nico A). Cette plongée vaut vraiment le détour en tout cas, à ne pas rater.

La deuxième plongée, une heure plus tard, se passe sur un site à proximité de l’épave, Coral Garden. On est loin des murs ou des énormes pinacles couverts de corail que nous avions pu voir jusque là, mais plutôt sur une grande pente douce de sable sur laquelle reposent multiples étendues corailleuse ça et là. L’intérêt de ce site est plus au niveau micro, petits poissons, petits hippocampes en mode camouflage, petites anguilles des sables sortant la tête de leur trou dans le sable etc… C’est plutôt sympa, on y a vu pas mal de nouvelles choses rigolotes. Un peu avant de remonter à la surface, Nico et moi enlevons nos détendeurs de la bouche pour faire quelques grimaces en prenant des photos. Malheureusement nous ne sommes pas très malins (et non), on ne pense même plus à garder un peu d’air pour souffler dans nos détendeurs avant d’y inspirer… Du coup on manque tous les 2 de s’étouffer au moment de reprendre notre souffle, on boit quelque peu la tasse, on tousse et finalement remonte en vitesse à la surface (heureusement nous n’étions qu’à 1 ou 2 mètres). Voilàààà ! Il y a de quoi être fier non ? (Et oui je sais, on aurait pu tout simplement appuyer sur nos détendeurs pour en dégager l’eau mais sur le moment aucun de nous n’y a pensé). Bref, c’est plus drôle qu’autre chose, ne vous inquiétez pas.

Le soir, Anaïs et moi rejoignons ses parents, ainsi qu’Annie et Christian à leur hôtel (royal l’hotel soit dit en passant, on ne se refuse rien) pour diner. Et oui c’est bien l’homme le plus gentil du monde qui se propose pour nous y emmener gratuitement. J’hésite à lui demander de soit nous attendre là soit repasser nous prendre à 22h, mais je n’ose pas ;) Cependant il nous donne une astuce : demander aux employés de l’hotel de nous remmener sur leurs mobilettes une fois leur service terminé (oui les employés de l’hotel des parents d’Anaïs habitent près de notre hotel à nous… vous avez bien compris le tableau :p) C’est ce que nous ferons et ça marche parfaitement, moyennant un petit pourboire. Le diner quant à lui se passe très bien, la nourriture est la hauteur de l’établissement, merci encore donc Marie-Françoise et Hervé. En rentrant nous rejoingnons les 3 affreux dans un autre bar mais cette fois-ci les balinais sont restés chez eux, et il n’y a pas grand monde. Soirée tranquille donc, ça ne fait pas de mal après tout.

Le 19 nous embarquons sur un speed-boat en direction des îles Gili, et nous nous arrêtons sur la première, réputée la plus festive, Trawangan. Le groupe des anciens s’y rend également mais sur un autre bateau (j’ai entendu une rumeur disant qu’il y aurait eu quelques vomis à bord mais je ne sais pas si elle est fondée :p).

A notre arrivée des centaines de milliers de personnes nous apostrophent pour que nous les suivions dans leur hôtel. Un gamin nous fait une offre plutôt intéressante nous décidons donc de le suivre. Il nous mène jusqu’à la Banana Guest House. Ce n’est franchement pas trop mal même si le Wifi est aléatoire. MAIS ceci n’est RIEN par rapport au plus gros problème : elle est située juste à coté de la nouvelle mosquée !!! (oui sur une si petite île il y a 2 mosquées, allez savoir pourquoi… et oui bien que sur Bali la religion principale soit l’hindouisme, ce n’est pas le cas de toute l’Indonésie. Sur Lombok et les îles Gili, la majorité est musulmane). Et lorsque le muezzin se met à chanter (enregistrement ou live, ça dépendait), on avait l’impression qu’il était à coté de nous dans la chambre, ou bien avec nous sous la douche. La journée  allez ça passe encore (quoique tout juste par moment), mais celle du matin à 4h50 faisait quand même grandement suer je dois avouer. Vous voyez OSS 117, et bien on avait presqu’envie de faire pareil.

CONSEIL ULTIME : Visitez les chambre d’hotel à l’heure de la prière pour en vérifier l’impact sonore.

Autrement l’ile est relativement agréable, il n’y a pas de véhicule à moteur mais seulement des charettes tirées par des mules, pas de gros immeubles, et de grandes plages de sables blancs sur eaux turquoises sur tout le tour que l’on peut parcourir en courant environ 45min (temps de référence donné par Christian, nous n’avons pas personnellement testé mais seulement à cause d’un manque d’organisation hein, pas de motivation).

Quelques inconvénients toutefois, tous les coraux ont été défoncés à coups de dynamite en 2008, année durant laquelle le gouvernement a autorisé les pêcheurs à l’utiliser pour pêcher. Les fonds sont donc nus et les plages sont surtout blanches à cause des bouts de coraux morts qui les jonchent.

De plus les constructions prennent le pas sur la nature. Il y a 4 ans une plage accueillait les tortues marines pour la ponte. Aujourd’hui il s’y trouve 3 ou 4 bars et restaurants. J’imagine que les tortues vont pondre ailleurs. Sur le coté est de l’île la rue longeant la plage sur toute sa longueur présente une alternance de bars, restaurants, hotels et centres de plongée. Nous mangeons ce premier midi dans un petit boui-boui sur le bord de mer mais la viande de bœuf attendue dans les burgers ressemble plus à du rat moisi (brun clair avec des parties blanchâtres) qu’à tout autre chose. Malgré cela aucun de nous ne tombera malade ! Si c’est pas beau ça ?! Nous passons ensuite le reste de l’après midi tranquillement sur la plage et nous essayons le snorkling. Mais vu l’état des fonds dont j’ai déjà parlé, cela n’a pas grand intérêt. 

Le lendemain Nico A, Anaïs et moi partons pour une ultime plongée ensemble. Même si les fonds n’envoient pas du lourd, il y a du gros gibier à voir : tortues, requins, raies manta, etc… Nous croisons donc les doigts pour repousser la poisse ce matin là et embarquons sur le bateau du centre de plongée avec notre sympathique dive master danoise. Bilan de la plongée plus qu’honorable : 4 ou 5 tortues, dont 2 gigantesques mais endormies et 2 ou 3 plus petites en train de manger en broutant je ne sais quoi. Nous verrons également un requin à pointe blanche de 2-3 mètres endormi au fond de sa caverne (c’était apparemment l’heure de la sieste sous l’océan). Tout ça est donc excellent !

Anaïs passe l’après-midi avec ses parents et nous dinerons tous ensemble le soir. Quant à nous.. hé bien… on glande sur la plage quoi. Oui bon ça va ho, on ne peut pas être toujours au taquet non plus ! Et puis il faut qu’on se repose en vue de la FULL MOON PARTY qui a lieu le soir même !!!!! YEAAAAAH !!!! Sur la plage, des centaines de gens, touristes et balinais, réunis pour du gros son toute la nuit mixé par des DJ surprenamment bons. Peu après le début de la soirée un grand feu de camp est allumé au milieu de la foule et quelques artistes balinais enchaînent des jongles enflammés. L’ambiance est excellente et le son nous porte jusqu’aux premières lueurs de l’aube. Je ne vais pas tout vous raconter non plus, ce qui se passe à Trawangan doit rester à Trawangan., mais c’était bien trippant. Nous assistons en complète et sereine harmonie au lever du soleil assis sur la plage. Mais ne vous inquiétez pas nous rentrons à l’hotel juste à temps pour entendre le muezzin entonner la première prière de la journée, tout va bien :)

Le dernier jour sur l’île sera principalement constitué de glandouille plagiste (enfin sauf pour Anaïs qui part en excursion avec ses parents) ce qui nous permettra de nous remettre tranquillement de la soirée inoubliable de la veille. Mais c’est aussi un jour funeste car il marque notre dernière soirée tous ensemble (c’est pas trop tôt !)… Nous sommes donc tous anéantis intérieurement et allons prendre quelques verres dans un bar irlandais (et pourquoi pas ?) pour nous consoler.

Le dimanche 22 chaque groupe finit l’aventure balinaise de son coté : Les parents d’Anaïs et leurs amis restent sur l’île, Loic et les 2 Nicos rejoignent Bali avec nous mais pour ensuite se rendre sur l’île de Lembongan. Ils quittent donc le mini-van en cours de route (en « oubliant » d’ailleurs de payer leur part :p) et enfin, Anaïs et moi continuons jusqu’à Kuta pour y passer la nuit et prendre l’avion pour Bangkok le lendemain.

Toutefois, à Amed avant de prendre le mini-van qui nous ramène vers Lembongan et Kuta, nous retournons à l’hotel de l’homme le plus gentil du monde (c’est lui qui nous avait réservé le mini-van) pour un ultime déjeuner au dessert offert. Oh joie !

Ainsi s’achèvent nos péripéties en compagnie de 3 supers potes, de 2 supers parents (dixit Anaïs) et de leurs amis forts sympathiques. Vous allez nous manquer les enfants ! (ça fait comme si j’écrivais ce post juste après notre départ, et non pas avec 5 semaines de retard… Illusionnnnnn).

A l'intérieur de Bali

23/10/2013

Here we are, Indonesia !

Le pays qui a volé le cœur de mon cher Polo ! Ca ne peut être qu’exeptionnel :) (enfin quand je dis pays, il faudrait plutôt parler d’habitante du pays, mais bon on ne va pas se formaliser pour de telles considérations n’est ce pas ?). C’est d’ailleurs ici que le plus de monde a décidé de venir nous rendre une petite visite… On sent bien l’esprit de sacrifice : avant tout venir nous voir, coute que coute, et puis bon si par hasard ça tombe sur un coin paradisiaque, tant mieux ;)

Un grand merci donc et plein de bisous à Marie-Françoise, Annie, Hervé, Christian, Loïc, Nico A et Nico B pour avoir partagé nos aventures durant ces 12 jours incroyables !

Nous arrivons donc le 11 septembre vers minuit où le comité d’accueil Chaillou nous attend de pieds fermes dans un hotel de Kuta. Les retrouvailles entre Anaïs et ses parents sont particulièrement émouvantes, je crois qu’Hervé a même versé sa petite larme (mais c’est peut-être aussi parce qu’il a vu que j’avais maintenant une moustache bien plus fournie que la sienne, je ne sais pas). Pour ma part je retrouve les 2 Nicos et Lolo (on les appellera NNL, c’est plus simple) le lendemain matin dans leur hotel resort de luxe (niveau baroudeur -9000, bravo), où bien-sûr aucune larme n’est versée pour faire bonne mesure, même si leur teint blanchâtre spécial été parisien m’a fait un petit peu peur il est vrai (ça ne durera pas longtemps de toute façon, le soir même ils seront rouges comme des écrevisses, enfin sauf Nico B évidemment).

Etant donné que ces 3 énergumènes ont déjà visité pas mal de truc au sud de Kuta avant notre arrivée (et qu’accessoirement il leur reste un peu de temps pour décuver totalement ce matin là), nous partons Anais et moi avec ses parents et leur guide pour le temple hindouiste d’Uluwatu sur la presqu’île de Selatan. Enfin c’est ce qu’on pensait au début mais ça ne se goupillera pas exactement ansi. Après le déjeuner dans un restaurant de spécialités indonésiennes (le guide nous plonge d’emblée dans la cuisine locale, c’est plutôt bon même si certains morceaux de porc sont quelques peu suspects), il s’avère que les parents d’Anais doivent faire le chemin inverse au notre : plage de Padong Padong d’abord puis temple d’Uluwatu pour pouvoir assister au spectacle de nuit sur place. Nous prenons donc un taxi pour nous rendre directement au temple. Celui-ci est situé au bord d’impressionnantes falaises surplombant l’océan et dont le pied est fortement creusé par les vagues venant s’y fracasser sans répis. Depuis le temple, un long chemin et muret de pierre s’étend vers le nord et le sud sur plusieurs centaines de mètres le long de la falaise.

La vue y est particulièrement impressionnante, ce qui n’est pas vraiment le cas du temple en lui-même dont la plus grande partie est fermée au public. Par contre de nombreux petits singes obèses s’y promènent (enfin sont assis, amorphes, dans un coin ou sur une branche), attendant nonchalemment qu’on leur tende des bananes ou quoique ça soit d’autre à manger. Ils sont en liberté certes, mais ne survivraient pas 2 jours livrés à eux-mêmes dans la jungle je pense.

Nous partons ensuite rejoindre NNL sur la magnifique plage de Padong Padong située dans une petite crique et à laquelle on accède via un petit escalier étroit taillé entre la falaise et un énorme rocher. Ambiance farniente au milieu des surfers. Après 6 mois loin de tout le monde c’est excessivement agréable d’être juste assis là et de siroter une bière sur la plage avec 3 potes! Le fait que l’endroit soit aussi beau ne gâche rien c’est sûr. Pour remonter l’escalier de la plage nous devons quasiment porter Nico B qui s’est fait mal au genou en s’essayant aux sports extrêmes : la brasse.

La ville de Kuta ne présente pas vraiment d’intérêt à moins que vous ne vouliez faire la fête à vous en décoller les tympans. Le plus drôle est de voir les panneaux désignant un mot anglais mais écrit en phonétique asiatique. Par exemple VIP est écrit « VIH AI PIH », Taxi est écrit « Taksi », etc… Avant de partir le lendemain pour Ubud, nous y faisons tout de même une petite incursion nocturne, dans un bar de type Corcorans extra-bruyant qu’Anaïs inonde presque à force de jeter partout les tonnes de glaçons qu’il y a dans ses verres (ba oui, ils sont faits avec de l’eau du robinet ça peut vous tuer ces choses là, non mais oh!).

Nous arrivons le vendredi 13 à Ubud, situé à peu près au centre de l’île de Bali et où se trouve la fameuse forêt des singes. NNL acceptent de baisser leur standing question hotellerie et nous trouvons donc un bon compromis tout prêt de la forêt. Le fait que les singes fassent dans notre hotêl des incursions régulières, notamment la nuit, est juste un bonus particulièrement agréable (du pipi de singe coulant depuis les tuiles du toit, quelle expérience formidable !).

Cette fois le vaste temple hindouiste de la forêt des singes, le temple de Dalem Agung Padantegal, vaut effectivement le détour. Les sculptures et gravures sur les différents murs sont superbes, les batiments imposants dans leur architecture unique et notamment la tour Kulkul en brique rouge de la cour centrale.

Les macaques gris sont partout, petits, adultes, femelles avec leurs bébés, ils courent, grimpent aux arbres, se battent, s’épouillent, réclament des bananes, se battents dde nouveau pour les bananes, grimpent sur nos épaules, crient, essayent d’ouvrir des bouteilles de coca, y arrivent mais versent ensuite tout le contenu à coté sans arriver à boire,… Bref ils sont très rigolos, et bien plus actifs que ceux du temple près de Kuta.

Faites attention toutefois à quelques points essentiels : lorsqu’un signe mange une banane sur vos épaules il y a de fortes chances qu’ils régurgite quelques morceaux baveux dans vos cheveux et sur vos vêtements. De plus, lorsqu’une queue de singe se balance sous un toit il n’est pas judicieux de tirer dessus. Le singe descendra du toit, évalura dans une attitude très humaine qui a le plus de chance d’être le fautif de cet ignoble forfait et se mettra alors à le poursuivre en criant et en montrant les dents… C’est relativement effrayant :p

Tout au long des chemins parcourant la forêt des singes, d’innombrables statues anciennes recouvertes de mousse apparaissent. Elles représentent tout et n’importe quoi, des animaux dans des positions étranges, voire érotiques, des vampires, des guerriers, des dragons, des humains déformés etc… C’est une richesse incroyable qu’abrite cette forêt.

 

Ces chemins nous mènent à de petits ponts de bambou qui ressemblent à tout sauf à truc bien solide, mais comme on est très malin, on se mettra à 5 en plein milieu pour prendre une photo (le pont a tenu le choc rassurez vous).

L’après-midi nous partons à 4 faire une balade dans les environs, vers Sayan, Anaïs restant à Ubud pour retrouver ses parents. La balade nous est proposée par celui qui se révèlera être notre pire ennemi en Indonésie, le bien nommé Lonely Planet. Une charmante balade de 2 heures à travers les rizières devient finalement du 4 heures de marche avec 10 minutes de rizières et 3h50 sur une route au milieu d’habitations… Le tout assisté par une carte à l’échelle délirante, sur laquelle seule la moitié des routes sont indiquées et dont la plupart sont sorties tout droit de l’imagination tordue de l’auteur qui devait encore être sous champi hallucinogène après une full moon party la veille de faire sa balade. Mini-ola en l’honneur du Lonely.

Malgré tout 2 points positifs en ressortent : les villes et villages que nous traversons nous montrent beaucoup d’habitations absolument incroyables. Certaines ont peu à envier aux temples eux-mêmes : portiques d’entrée grandioses aux sculptures et gravures magnifiques, et à l’intérieur plusieurs petits batîments à l’architecture hindouiste dont chacun doit remplir une fonction bien particulière. On en vient à se demander si ce sont vraiment des habitations mais cela ne fait aucun doute, tout le voisinage est constitué de manière similaire.

 

Enfin, à deux doigts d’une déshydratation fatale, les pieds en feux (oui les tongues pour 4h de marche sur du goudron c’est pas l’idée du siècle), nous parvenons jusqu’à notre hotel. Il est alors temps de se relaxer dans la piscine, un peu verdâtre et poisseuse, de l’hôtel avec une bière locale et de délirer sur les pouvoirs cachés du cerveau.

Ah j’oubliais, le 2nd point positif de cette balade est que nous finissons tout de même par trouver un coin à rizière révélant un panorama absolument remarquable d’où semblent partir plusieurs balades sympas. Nous y rencontrons même un jeune guide indonésien à qui nous promettons de revenir le lendemain (quel naïf ;p) pour le suivre à travers ces terrasses à culture de riz.

 

Mais pour le moment il est l’heure de l’intermission quotidienne du docteur Loïc qui nous conseille aujourd’hui, le visage, le cou et les épaules si rouges qu’il donne l’impression de porter une cagoule, sur les bienfaits de la crème solaire. Merci docteur ! Docteur Loïc, Docteur Loïc !

Finalement nous n’avons pas menti à notre petit guide et le lendemain nous retournons à Sayan en taxi jusqu’à l’endroit où nous avions trouvé les rizières. Il est au rendez-vous et se propose donc de nous mener à travers les cultures des différents paysans du coin. Il faut d’ailleurs payer un droit de passage de 100 000 roupies (environ 7 euros) pour ces derniers. En file indienne nous avonçons sur les pentes d’une petite vallée au creux de laquelle s’écoule une rivière que nous finirons par traverser sur un pont quelque peu douteux.

Pour faire pousser du riz, il faut donc planter un grain de riz (sans blague) puis attendre 3 mois et récolter. Il y a donc environ 3 récoltes par an, n’ayant pas d’impératifs liés aux saisons à prendre en compte. Nous ne rencontrons malheureusement pas beaucoup de paysans au travail. Le chemin passe ensuite à travers une petite jungle, où notre guide nous montre des arbres à cacao et nous en fait gouter le fruit. Hé bin là comme ça, je peux vous dire que ça n’a vraiment pas le goût du chocolat (sans blague encore une fois (dis donc j’ai plein d’infos surprenantes à vous donner aujourd’hui, c’est vraiment très très intéressant)).  Nous parvenons enfin dans les faubourgs d’un petit village dont l’entrée est gardée par un groupe de 5 ou 6 énormes arbres « bagna », arbres bizarres d’où des milliers de mini-lianes pendent des branches fromant un véritable rideau végétal.

 Il y a également un ring de combat de coq, mais malheureusement aucun combat de prévu. Nous nous chargeons donc, Nico A et moi, d’en organiser un mais n’arrivant pas à nous picorer à mort, ça tourne court. Nico B est déçu parce que ce tordu avait déjà sorti un billet pour parier sur la mort d’un de nous deux (celle de qui, je ne sais pas). Il était possible ici de visiter une exploitation de ce que nous  pouvons appeler du cacacafé : le fuit de café est mangé, digéré et enfin expulsé par un espèce de petit lémurien. Les grains sont alors filtrés parmi ce qui ressort puis grillés afin de donner un café à moudre… Donc voilà, ce n’est effectivement pas très ragoutant, nous nous abstenons donc. Pour le retour à Ubud on se rate légèrement : un taxi nous propose de nous ramener pour 100 000 roupies, nous trouvons ça extrêmement exaggéré, déclinons donc l’offre et commençons à marcher pour en trouver un autre (bon ok ça va, c’est peut être moi qui est insisté pour qu’on refuse). Nous n’avions cependant pas idée à quel point nous étions loin et dans un coin si paumé. Pas un seul taxi à l’horizon et à chaque personne se proposant de nous prendre les prix augmentent, d’abord 200 000, puis 400 000… Nous marchons bien 2h avant d’abandonner et d’accepter une offre à 200 000 roupies… Quelle belle affaire n’est ce pas ? Mais attendez ne me jugez pas mal trop vite car durant cette marche forcée nous sommes passés par quelques coins sympas 

Tout cela est suivi d’un après-midi détente à Ubud, enfin surtout pour Nico A qui ira se faire faire un massage et en reviendra tout chose. On ne saura jamais exactement ce qui s’y est passé mais ce fut sacrément efficace en tout cas :)

Le 15 est une grosse journée. Nous partons le matin en expédition pour les 3 lacs au nord-ouest d’Ubud : Danau Beratan (n°1), Danau Buyan (n°2) et Danau Tamblingan (n°3) alors qu’Anaïs reste à Ubud pour passer la journée avec ses parents. Nous requérons donc les services d’un chauffeur pour la journée. Le lac Beratan ne présente pas forcèment beaucoup d’intérêt au point de vue scénique. Par contre un très joli temple est construit au bord dont une partie en presqu’île sur le lac.

Attention toutefois mesdames, à l’entrée un panneau indique que si vous êtes en période rouge vous ne pouvez pénétrer en ce lieu saint. Je ne sais pas bien comment ils font les contôles pour ça mais ça doit être super élaboré ! En périphérie du temple nous passons à travers un espèce de parc où sont exposées nombreuses statues d’animaux de toute sorte, ours, girafes, singes,… (mais n’ayant aucun rapport avec l’Indonésie et toutes plus affreuses les unes que les autres) tel un zoo abandonné construit par un scientifique fou à lier. Une seule réaction possible à ce spectacle quelque peu dérangeant : « What is the fuck ? ».

Nous fonçons ensuite vers le 2ème lac et cette fois plus question de faire les simples touristes de base. On est jeune, on est fort, on n’a pas peur, nous allons donc faire une marche dans la forêt pour relier le 2ème au 3ème lac. Facile ! D’après notre ami le lonely planet, il n’y a pas plus de 4km et un chemin tracé tout le long. Nous donnons donc rdv à notre chauffeur de l’autre coté du 3ème lac pour 1h30 après, avec donc un peu de marge au cas où. C’est parti, nous commençons par longer le 2ème lac sur un chemin évoluant à travers une magnifique forêt dont la canopée s’élève loin au dessus de nos têtes. Loïc et Nico B la comparerons de façon relativement blasée vous en conviendrez, à la forêt de Fontainebleau (il y a certaines personnes on ne sait pas bien pourquoi elles voyagent :p).

Le chemin devient de moins en moins évident à suivre et d’après la carte du Lonely, celui-ci doit s’écarter du 2ème lac pour plonger vers le 3éme. Nous bifurquons donc et nous enfonçons dans la forêt pour commencer à gravir la colline séparant les 2 lacs. Grâce au GPS de Nico B (qui nous a un peu sauvé la vie finalement, ou en tout cas la journée) on s’aperçoit  que nous n’allons pas assez vers l’ouest et progressons juste vers du rien du tout forestier. Du coup après avoir tout de même persisté sur ce chemin assez longtemps pour avoir tous été défoncés par des plantes urticantes et s’être pris pas mal de toiles d’araignée sur le visage (enfin surtout Loïc que l’on avait placé sournoisement à la tête de notre petite compagnie), nous nous décidâmes à faire demi-tour. Près du 2ème lac, nous finissons par trouver un chemin qui semble aller dans la bonne direction. Pour faire bonne figure nous passons un rapide coup de fil à notre chauffeur pour qu’il ne s’inquiète pas. Après tout ça fait seulement 2h30 que nous sommes partis et nous ne sommes pas très loin de notre point de départ. Il y a donc des chances (50/50 hein pas plus) que nous arrivions en retard. Nous demanderons notre chemin plusieurs fois aux groupes de moto cross que nous croisons et finirons ENFIN par sortir de la forêt sur la rive du 3ème lac ! HALLELUJAH ! La balade s’achève ainsi dans un petit village au bord du lac où s’élève un petit temple donnant au paysage un cachet bien spécial.

Tout cela aura alors duré plus de 4h, je pense que notre chauffeur commençait sérieusement à se dire que nous lui avions posé un lapin (ou alors que nous étions morts dans d’atroces souffrances, je ne sais pas). De nouveau je dis un grand merci au Lonely Planet, leurs infos sont impeccables :) Par contre le point de vue que nous avons sur la route du retour qui passe en hauteur des lacs 2 et 3 est formidable et vaut presque toute l'excursion à elle toute seule.

Toutes ces bêtises font que nous arrivons à la dernière étape de notre excursion, les fameuses rizières de Jatiluwih, un peu tard. A ce moment là le temps s’est couvert et il se met à tomber des cordes. L’immense vallée de rizière que nous devions avoir sous les yeux se cache alors timidement sous une épaisse brume, il n’y a malheureusement plus grand chose à voir (mais ça avait l'air juste incroyable donc si vous avez le temps allez-y). Il est de toute façon temps de rentrer, 3h de route nous attendent.

Il fait nuit noire lorsque nous arrivons à Ubud mais cela ne nous empêche pas de programmer avec notre chauffeur une excursion pour le lendemain matin à 2h du matin : l’ascension du mont Batur afin d’assister au levé du soleil. Le temps semble aléatoire (se lever à 2h, faire 3h de marche pour ne voir que des nuages, ça ferait quand même mal) mais nous prenons le risque. Cette fois Anaïs est de la partie. Le chauffeur nous emmène au pied de la montagne où 2 guides prennent le relais pour nous mener au sommet. L’ascension ne pose pas de difficulté majeure, même s’il fait nuit noire et que nous progressons à la lumière de simples lampes-torches. Elle met toutefois le genou de Nico B à rude épreuve (rappelez-vous la blessure mortelle due à un mouvement de brasse incontrôlé) mais ce dernier ira courageusement jusqu’au bout malgrè une dernière demie-heure fortement pentue et particulièrement glissante (ok c’est pas mal avec un genou en vrac, mais n’oublions pas que Nico est une araignée géante, ça marche sur les murs ces choses là, donc bon…).

Au sommet on nous sert un petit-dèj en attendant Sa majestée Soleil, mais quand les premières lueurs de l’aube apparaissent on comprend que l’on ne verra pas grand chose : les nuages nous entourent de toutes parts, en fait non, nous sommes carrément DANS un nuage (on ne peut donc pas dire que nous sommes sur un nuage…  Allleeezzzzzz, ça envoit du jeu de mot de compét !!!!! :p).

Mais au final ce n’est pas pire, c’est même pas mal du tout. Par intermittance les nuages s’écartent et nous avons alors droit à une vue à couper le souffle. A l’horizon le soleil se lève et vient éclairer le gigantesque cratère au-dessus duquel nous nous trouvons.

De plus les nuages ajoutent à ce décor une touche dramatique qui n’est finalement pas pour nous déplaire. Le mont Batur était initialement un volcan bien plus imposant qu’une formidable explosion en des temps reculés a complètement ouvert. Nous voyons donc en contre-bas les bords de la circonférence de cette ancienne montagne, encerclant sur un plateau à faible altitude un très beau lac en forme de croissant qui s’enroule donc à la base du mont Batur, reste de l’ancien volcan. Ce reste n’est toutefois pas insignifiant puisqu’il s’en  échappe toujours constamment de la fumée et qu’il entre en éruption relativement régulièrement. Différentes anciennes coulées de lave sont d’ailleurs clairement visible sur ses pentes.

Sur le chemin du retour, la nécessité d’être accompagné par des guides se fait pleinement évidente lorsque nous nous apercevons que le chemin passe tout près du cratère et qu’aucune barrière n’en protège le bord.  Aucun moyen de le détecter de nuit.

La descente ne prend pas beaucoup de temps surtout pour Nica A et moi, qui suivons le premier guide en mode ninja powa et nous retrouvons notre chauffeur sur le parking vers 8h du matin. Comme convenu celui-ci nous emmène alors tous les 5 vers la côte nord-ouest de Bali, à Promuteran, en 4h de route, où nous comptons commencer notre visite des plages et notre série de plongées sous-marine.

To be continued….

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